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de course
J257 - Mercredi 30 juin: Eksjö – 7km avant Aby

74,10km  – 10H29’
Altitude : 196 m

Le ciel chargé de nuages, n’aura déversé aucune pluie grâce à un vent du sud que Serge affrontera toute la journée. A ce stade de la course, Serge a tendance à ne plus aimer ni le vent, ni la pluie, ni les profils vallonnés… bref, la fatigue extrême qui le tient ces derniers jours, le rend muet sur sa journée de course et inexistant à table au souper, l’envie d’aller se coucher prime sur tout.
René et Eliane qui ont pratiqué Serge sur Paris-Tokyo ne sont pas surpris, Bérengère, notre petite novice au même titre que Bertrand, l’est un peu plus. Serge n’est ni mal, ni bien, il est fatigué et du coup, les douleurs sont plus difficiles à supporter. Il est plus irascible et le sait, il ne veut pas nous faire profiter et partager son mal, et s’enferme donc dans le mutisme. Même le soir, lui qui a tendance à se décontracter, a du mal à profiter de ce moment de convivialité et de relâche. Serge est sujet à des chutes de tension lorsqu’il arrête sa course et qu’il s’assied, la position assise devient difficile à tenir. Tant qu’il est debout ou couché, tout va bien, dès qu’il est assis, ses yeux se mettent à briller, le visage se liquéfie, la tête tourne et s’il se met debout, les jambes flageolent. Depuis 1999, et la traversée de l’Australie, je connais ces symptômes, qui ne m’impressionnent plus mais ne me tranquillisent jamais. Cela n’arrive seulement que lorsqu’il fait chaud, très chaud: après l’Australie, la Chine et le Japon et bien cela revient depuis 2 jours. Serge transpire, beaucoup la nuit. Son corps évacue le trop plein de chaleur, mais Serge ne m’écoute pas : « Non, Laure, je continue mes 74km par jour, je ne ferai pas moins, du moins pour le moment » Et bien court, Forrest et ne t’arrête pas. Un soir, il y a peu, je lui ai demandé si il pensait possible de tenir ce rythme plus d’un an, soit deux ans ou toute sa vie durant, lui qui rêve d’une course perpétuelle. Il m’a répondu à retardement, quelques heures plus tard : je ne crois pas. Cela me prouve dans ma petite rationalité qu’il y a des limites à tout, que cette course à l’usure a ses limites. Quelles sont les limites de Serge ??? Je ne souhaite pas le savoir avant le 17 octobre prochain, cela prouvera qu’il ne les a pas atteintes.
J’espère que ces propos ne vous inquiéteront pas, car d’une façon générale Serge se porte bien. Comme me l’a souligné Eliane aujourd’hui, il ne fait plus de phases d’hypoglycémie comme il en était coutumier sur Paris-Tokyo. Il s’alimente mieux car les suivistes lui préparent des ravitaillements consistants, qu’il mange avec appétit. Et même si le corps n’est que douleur, il n’y a pas d’inquiétude particulière. Tout le monde va bien et garde le moral.


Tracé du jour avec Google Earth

Ville : 7km avant Aby (Smaland)

GPS : N 57.04’26.1° E 014.43’06.0°