J37 – 78.5Km
Jeudi 7 novembre : ? / ? J37 : 78,5K (10h10′) Total : 2512K
Jean-Claude raconte …La transafricaine s’endort bercée par le son strident des criquets et les ronflements des plus fatigués.La lune, telle le ventre d’une future Maman, s’arrondit un peu plus chaque soir.Serge, ainsi que Laure et Ludo, les deux accompagnateurs de ce début de journée, se lévent sous un ciel semé d’étoiles. C’est une véritable grâce matinée qu’ils se sont octroyés aujourd’hui : en effet, contrairement à ces derniers jours, Serge ne foulera le bitume malien qu’à 4h15 du matin !!!Il aurait sans doute pû commencer sa chevauchée quelques minutes plus tôt si Laure et Ludo, encores plongés dans leurs songes, ne s’étaient pas égarés en voulant regagner la route distante d’une centaine de mètres du campement.Le jour se léve, mais le soleilperce difficilement le plafond, étonnammant gris en cette fin de semaine. Les températures s’en ressentent, atteignant tout juste les 23°C à l’aube. Quel terrible hiver nous vivons là !Contrairement à ce que l’on pourrait croire par cette relative fraicheur , Serge se sent plus fatigué que les jours précédents. Il demande à Agaly, le chauffeur du TP3, d’installer le campement 2 kilomètres plus tôt que d’habitude. Pascal, débarrassé des soucis de transmissions sattellites, se régale l’oeil fixé sur le viseur de la caméra, piloté de main de maître par Mohamed qui apprécie l’exercice.A Doro, seule commune traversée par notre convoi ce Vendredi, le marché de brousse hebdomadaire bat son plein. Des touaregs de toute la région viennent vendre ou acheter. Les ânes, les dromadaires et les chèvres, parqués à l’écart, attendent la fin de la journée ou, dans le pire des cas, attendent de se voir transformés en plat du jour. Nous nous contenterons pour notre part, de quelques beignets, dattes et patates douces. Doro a une particularité qui rend ce bled planté au milieu de nul part, unique au monde : c’est en effet d’après les membres de la transafricaine, le seul village de notre belle planéte où il est impossible de trouver la moindre goutte de ce soda américain qui fait habituellement le régal d’assoiffés dans notre genre. Malheureusement comme le dit si bien Serge, il y vendent des cigarettes au grand désarroi des non fumeurs de l’équipe.Pendant que les préposés aux amplettes s’attardent au milieu des étalages hauts en couleurs et en odeur, Serge, ravitaillé tous les 2 kms par Abdou et Ludo, avale les interminables lignes droites qui devraient le mener sur Gao dès Samedi après-midi. Le paysage désertique est monotone mais n’entame en rien la bonne humeur ambiante et le moral des troupes dopées par le sourire et l’enthousiasme de Serge.Il atteind le bivouac fatiguéet marqué par 2 journées consécutives sans sieste. Le groupe électrogène pousse sa chansonnette, redoutée de tous, et après un déjeuner en commun et un bonne douche, Serge peut enfin siester dans la cellule climatisée du TP3, pendant que certains tapent la belote ou bouquinent à l’ombre d’arbres chétifs. Le repos serainterrompu au bout de deux heures pour un visionnage des premières https://sergegirard.com/old/old/images captées par Pascal. Sergegagnera ensuite la tente sans même prendre le temps de dîner. Récupération est plus que jamais le mot d’ordre de cette fin de journée.

