J109 – 75.0Km
Dimanche 18 Janvier : + 124 km – intersection Marsa Matruh au Nord/ Siwa au sud J109 : 75 K ( 9H22′) Total : 7251 K T° : min 6°C – max 25°C Soleil
C’est une belle journée qui se lève sur notre bivouac désordonné ce matin, Serge déjeunera dans la voiture, les autres prendront juste une tasse de café. Tout le matériel est rangé sans dessus-dessous, cet après-midi nous organiserons tout cela pour le mieux. Le 4X4 de Mustapha fera office de « Sangsue », il suit Serge à la trace pour assurer sa sécurité : ponctuellement nous avons droit à des jets d’injures et de cailloux, pour Serge il y a aussi les chiens errants redoutables pour les mollets. Mustapha sera donc l’ange gardien de Serge. Les 2 autres véhicules sont identiques, des Toyota Landcruiser HZJ 75 tout blanc : celui de Nasr sera dédié au campement et celui de Amr contient tout notre matériel vidéo, photo, informatique. Une planche en bois récupérée dans notre Toyota nous sert de bureau. Myriam et Laëtitia accompagnées des 2 chauffeurs rejoignent Marsa Matruh à 18 km de là, pour faire quelques emplettes pour les 4 prochains jours d’autonomie jusqu’à Siwa distant de 300 kilomètres environ. Elles rapportent également une chaise en plastique qui sera aménagée avec un matelas car les tabourets en bois sont trop durs pour les fessiers de Serge. Cela me rappelle une anecdotes : lors du retour en avion qui dura 21H00 après la traversée de l’Australie en 1999, Serge avait eu un début d’escarre. Sur Serge, il y a la peau et les os c’est tout.Les journées raccourcissent plus nous avançons vers l’est plus le jour se lève tôt mais des 17H00, le soleil décline très rapidement et le froid s’installe bien que ce soit tout à fait supportable en comparaison de ce que nous avons déjà connu. Pendant que le camp s’organise avec nos chauffeurs, Serge court et court toujours. La journée se termine difficilement, Serge n’ose pas enlever sa chaussettecar cet ongle lui fait terriblement mal. Il court avec les coudes au niveau des épaules comme si le faît de se surélever allait l’empêcher de ressentir la douleur. La foulée est petite et raide, il lui tarde d’arriver au campement et comme hier Serge terminera sa journée par un « je suis épuisé ». Les conversations vont bon train durant le diner, à la fin du repas nous réalisons que nous n’avons pas manger le poulet frit que nous ont ramené les filles de Matruh. Nous en rigolons tous, ce poulet tiendra jusqu’à demain. Inch’allah !


