J110 – 73.0Km
Lundi 19 Janvier : intersection Marsa Matruh au Nord /N 30°48.151′ Siwa au sudE 26°39.653′ J110 : 73 K ( 9H13′) Total : 7324 K Altitude : 207 mT° : min 6°C – max 25°C Soleil
Après le premier dîner, il y a la première nuit et enfin le premier petit-déjeuner dans notre nouveau cadre de vie. On perçoit déjà un début d’organisation. Le réchaud est à disposition pour le café et le thé, la table est mise sous la tente colorée tendue entre deux véhicules par nos accompagnateurs Egyptiens, et Serge assis sur un tout nouveau fauteuil au rembourrage spécialement étudié pour fessier dépourvu de graisse, peut de nouveau se remplir l’estomac de petits beurre que Myriam avait soigneusement rangé dans ses bagages transformés pour le plaisir de tous en mini épicerie ambulante. Les tentes n’ont jamais été aussi nombreuses, même Ludo pourtant inconditionnel de la chambre à coucher sur galerie passe désormé ses nuits sur le plancher des vaches, ou plus exactement sur le plancher des moutons ! Le montage et démontage de notre motel coloré et mobile donne du travail aux préposés au campement qui se sentent encore un peu perdus sans leur légendaire Mulet, et offre une attraction de choix aux gamins des bédouins qui habitent dans la région.La météo qui ignore pourtant les frontières a totalement changé depuis que nous avons quitté la Libye. Les rayons du soleil font grimper les températures et nous font oublier qu’il y a moins d’une semaine Serge devait lutter sans relâche contre de terribles vents de sable et de grosses averses de pluie qui peturbaient sa course et commençaient à ronger le moral des troupes.Aujourd’hui, le climat est plus que clément et la tempête administrative qui a soufflé par rafales répètées 48h00 durant dés l’entrée en Egypte s’est elle aussi apaisée.Le vaisseau transafrique a une nouvelle fois évité le naufrage sur les nombreux récifs placés volontairement ou pas sur son passage par les autorités égyptiennes. Serge peut enfinse concentrer sur ses 2 dernières semaines de course. Il gére ses efforts et régle sa moyenne journalière en fonction des kilomètres qui lui restent à parcourir pour avaler la dernière ligne droite et arriver comme convenu au pied des pyramides le 02 fèvrier. De ligne droite, il en est d’ailleurs question ce matin : 2 kilomètres après la première foulée du jour,Serge bifurque sur la droite, plein Sud sur 300 kilomètres en direction de Siwa qui sera la prochaine ville que nous atteindrons normalement dans 4 jours.La végétation se rarifie, les habitations aussi, pour notre plus grand plaisir. Serge et son équipe seraient-ils devenus quelque peu sauvages ? Les https://sergegirard.com/old/old/images du Ténéré sont encores intactes dans nos esprits et il nous tarde de retrouver les mêmes sensations de quiétude et de liberté et de bien-être dans le »désert blanc » égyptien. Aujour’hui, sur ce terrain mêlé de sable et de pierres, les cultures sont plutôt insolites. Sur 70 kilomètres, nous n’avons croisé que des champs pétroliers et des champs de mines cultivés. En effet des militaires par dizaine s’affairent à ratisser le terrain avec des détecteurs de métaux. D’après nos guides, à droite de la route, ils recherchent des obus de la deuxième guerre mondiale qui seraient enfouis dans le sable, et à gauche il s’affaireaient à déminer le terrain. Pour les besoins urgent, il est conseillé de se serrer contre les voitures !Que les familles et les proches des transafricains ne s’inquiètent pas, le bivouac est installé en dehors de cette zone de turbulence. D’ailleurs toutes les tentes sont montées et aucun incident n’est à signaler!Le long cordon d’asphalte noir n’est plus fréquenté que par de gros camions chargés d’alimenter les plateformes pètrolières et la ville de Siwa en eau et denrées diverses. Le code secret international s’instaure à nouveau entre Serge et les chauffeurs qui le croisent: »On t’encourage d’un coup de klaxown, tu nous remercies d’un signe de la main. » Il n’en faut pas plus pour se comprendre et s’apprécier.


