J114 – 73.0Km
Vendredi 23 Janvier : Borne 48 pour Siwa / N 29°09.098′ E 25°47.347′ J114 : 73 K (8H40′) Total : 7569 K Altitude : 8 m T° : min 7°C – max 23°C vent d’ouest ++++
‘Après une nuit et une journée de course aux conditions climatiques des plus extrèmes, Serge et toute son équipe pensaient pouvoir récupérer dans le havre de paix que leur proposait l’hôtel Cleopatra de Siwa. Les moustiques voraces de l’oasis en avaient décidé autrement. Après avoir torturé les uns et les autres durant la nuit, ils sont dans toutes les conversations au petit matin. Autre sujet de conversation : la météo. Un magnifique ciel bleu remplace le nuage de sable d’hier. Seul Alexis (notre cadreur) est déçu de retrouver un temps clément ; il aurait aimé faire une séquence à sensation pour le film.Serge, accompagné dans la sangsue par Ludo et Mustafa reprend donc sa course là où il l’a achevée hier, au Nord de Siwa sur la route de Matruh. Un vent d’ouest, froid, et soufflant en rafalesralentit à peine sa progression. Serge sait qu’une fois qu’il aura pris la bifurcation pour Bahariya au 41ème kilomètre, ce vent lui sera favorable et l’aidera à ratrapper le retard d’hier. De fait, Serge semble avoir des ailes et vole sur cette fine bande d’asphalte. Au 15ème kilomètre, Serge arrive au ravitaillement, escorté par deux policiers ravis de faire leur footing aux côtés du champion. Le visage du-dit champion exprime bien peu d’amabilité. « Je ne suis pas un animal de foire ! » Serge apprécie la solitude et aime s’adonner à toutes sortes de calculs entre deux ravitaillements. Cependant, la Transafricaine s’apprête à traverser une zone militaire longue de 400 kilomètres, et il faudra bien de temps à autre faire avec de la compagnie.Lors du changement d’équipe, les voitures conduites par Nasser et Amr déposent Laure, Laetitia et Alexis. Les chasseurs d’https://sergegirard.com/old/old/images peuvent alors en prendre plein les yeux et les objectifs car le paysage rompt enfin avec la monotonie. Finie la plaine à perte de vue, voici les falaises sculptées dans le sable blanc, les habitations troglodytes et les petites oasis. C’est non loin de l’une d’elles que Ludo, Jean-Claude et Myriam dressent le campement. Le village abandonné de Zanoussi datant d’une autre aire servira de décor au bivouac de ce soir. Les tentes sont montées à l’abri des murs de torchis pour protéger les transafricains d’une nouvelle tempête qui menace.’


