J34 – 83.0Km
Mardi 4 octobre : ? / KIKIRI J34 : 83K (10H10′) Total : 2271K
Nous formons désormais une nouvelle équipe de 7 personnes autour de Serge : les anciens Ludo et Laure, Mohamed, Abdou et Agali arrivés d’Agadez vendredi dernier et enfin Jean-Claude et Pascal respectivement mécano-bricoleur et caméraman. Les nouveaux arrivants se sont déjà bien adaptés au rythme : Jean-Claude prenant en charge le camion et le campement, Pascal quant à lui partage la voiture de Mohamed après avoir pris connaîssance de tout le matériel vidéo dont nous disposons. Cette route goudronnée permet à Serge de partir de nuit, il lui faut45 minutes à 1 heure pour se préparer. Vers 3h00 du matin, Serge commence par trottiner puis tel un métronome il tiendra une moyenne tout au long de la journée de 8,3 km/heure. Ces pulsations cardiaques n’excèdent jamais 125. Le cardio-fréquencemètre que Serge porte quotidiennement lui permet de visualiser l’effort de son coeur sur la journée de course. Quelques sauts à 200 pulsations avaient été enregistrés les premières semaines, depuis que la chaleur est moins humide, la courbe des pulsations s’est normalisée. Serge est équipé par Polar, nous en profitons pour les remercier. Chemin faisant, je demande à Serge à quoi il pense aujourd’hui, il me répondra « au paysage, rien qu’au paysage, c’est sublime ». Une chose est certaine, ne pas penser qu’il fait chaud : 44°C aujourd’hui. Les nouveaux toubabs fraîchement arrivés commencent à virer sur le rouge. Attention aux coups de soleil !Le campement est installé à 79 kilomètres. A 78 kilomètres le 4×4 laisse une bouteille d’eau à Serge qui veut finir en marchant. Mais ce kilomètre de réflexion lui aura permis de changer d’avis puisqu’il passe en trottinant devant le camp et nous crie de venir le chercher dans une demi-heure. En définitif, il aura parcouru 83 kilomètres. L’explication tient au fait que Serge aime les chiffres et qu’il a fait le calcul d’atteindre la ville de Gao samedi. La motivation qu’il avait perdue depuis bien longtemps semble le submerger à nouveau. C’est un plaîsir pour tous car le moral des troupes et l’ambiance sont souvent à l’image de Serge. C’est un repas chaleureux que nous partageons tous ensemble, malheureusement le camembert que Jean-Claude nous a ramener hier de France est déjà terminé…


