J44 – 14/11/2003


J44 – 66.5Km

Vendredi 14 novembre : MELLE HAOUSSA / NIAMEY J44 : 66,5K (8h01′) Total : 3038K T° : 41°C3000K en 42 jours 23 heures et 42 minutes.
A titre indicatif, c’est le dernier millier de kilomètres que Serge aura parcourru le plus rapidement. C’est également le temps qu’il a mis en Amérique du Sud pour le même kilométrage. Le soleil se lève et scintille sur la ligne électrique qui longe la route et nous annonce l‘approche deNiamey. Les villages sur le bord de la route dominent le fleuve Niger. Ils ont tous des « greniers » sortes de grands fours en banco ou en paille qui servent à entreposer le grain. Les chameaux surchargés de foin avancent en caravane, ils ont bien souvent des sortes de musulières faites de mailles sur la bouche, sans doute pour ne pas s’attaquer à leur précieux chargement. C’est la fin des moissons.A 28,5K, Serge passe les 3000K attendu par toute l’équipe. Une petite mise en scène a été organisée à cette occasion : scotch coloré sur le bitume, 3000 écrit avec du sable, 3 brins de mil remis par Mohamed, le champagne qui jaillit. Pascal interviewe Serge qui nous rappelle tout de même que la route est encore longue. Il reste d’une lucidité à toute épreuve !Un peu plus loin, un groupe d’enfants d’un village traversé se mettent à courir aux côtés de Serge. Au 63ème kilomètre de course, une fois passé le péage la télévision nationale et privée font leur apparition. Ils ont contacté Mohamed ce matin qui a pu leur founir l’heure d’arrivée du coureur français un peu fou qui va traverser tout le Niger dans sa longueur. Serge s’arretera à l’entrée de Niamey, l’équipe va maintenant poser ses bagages pour 3 jours à l’hotel. Si nous pensions nous reposer c’est raté. Il faut récupérer les passeports, retourner à la banque pour receptionner un virement effectué de France, changer du francs CFA tchadien car la monnaie n’est pas tout à fait la même au Tchad et comme nous ne passerons pas dans un grand centre administratif, il faut prendre ces dispositions : ce change se fait au marché noir et il ne faut pas être pressé. Le gros du travail consiste à faire le ravitaillement alimentaire car nos réserves sont épuisées. C’est Jean-Claude, Agali et Laure qui s’y collent. Les cartons s’empilent, les caddies se succèdent avec leur chargement. Après 2 heures passées à cette corvée, il faudra autant de temps pour tout conditionner et répartir dans les véhicules. Pascal est parti faire le plein des bouteilles de gaz qui alimentent le frigidaire et les brûleurs de la cellule du camion, malheureusement c’est le jour de la grande prière et NigerGaz est déjà fermé, il faudra attendre lundi matin. Les prévisions pour demain ne semblent pas non plus nous permettre de buller un peu : il faudra rattraper le retard pris dans la mise à jour du site, s’occuper de faire remplacer le pare-brise du TP3, les recherches ont commencé aujourd’hui et nous avons une piste à poursuivre demain. Serge continuera d’avaler les kilomètres. Nous aimerions parfois nous ennuyer un peu plus…..