J45 – 15/11/2003


J45 – 32.0Km

Samedi 15 novembre : NIAMEY / ? J45 : 32K ( 3h07′) Total : 3070K T° max : 42°C
Une petite journée qui ne dénote aucune faiblesse de la part de Serge mais tout simplement un emploi du temps chargé. Serge s’octroie une vraie matinée de sommeil avec un réveil programmé à 6h15. Toute l’équipe savoure un petit-déjeuner copieux composé de croissants et pains au chocolat croustillants à souhait, de lait et jus de fruits frais ainsi que de yaourts … quel délice !Niamey en cette heure matinale est plutôt calme. Serge traverse la ville sans encombres,passant devant le grand stade de football puis devant la grande mosquée et sa place de la prière, avant de bifurquer sur la route qui mène à Baleyara, encouragé par des nigériens tout heureux de reconnaître le coureur français vu à la télévision nationale la veille au soir. Après s’être perdus dans la ville, dont certaines artères empreintées par le cortége présidentiel lors de la visite de Jacques Chirac, ont été fraichement regoudronnées pour l’occasion, Ludo, Abdou et Serge arrivent à l’hôtel. Toute l’équipe se prépare pour un déjeuner un peu particulier. Monsieur l’Ambassadeur et son épouse, nous ont invité à partager un moment de convivialité fort apprécié de tous. Nos hôtes se sont montrés très intéressés et admiratifs vis à vis de ce nouveau défi de Serge. Ils nous ont fait part de leur total soutien pour la suite de ce long périple.Les services de l’ambassade rencontrés jeudi ont oeuvré pour nous avec beaucoup d’énergie. Nous tenons à remercier tout particulièrement , le service de presse et le service de la police pour leur aide et leur efficacité. Il nous faut égalementprofiter de notre passage dans la capitale Nigérienne pour anticiper la suite du voyage et s’inquiéter de notre passage au Tchad. Outre les visas obtenus par Laure et Mohamed en un temps record dès la fin de la semaine, c’est toute une nouvelle organisation que nous devons mettre en place, l’équipe de Tidéne ( l’agence de Mohamed) nous quittant, malheureusement serions nous tentés de dire, auxlimites du territoire Nigérien. Un guide du Tchad prendra le relais de nos amis nigériens dès la frontière avec un véhicule et à son bord 2 français supplémentaires fraichement débarqués de l’hexagone. 2 petites lignes suffisent à expliquer le passage et les changements d’organisation occasionnés par ce transit d’un pays à l’autre, mais cela aura nécessité (et ce n’est certainnement pas encore terminé) une dépense d’énergie phénoménale et de nombreuses heures passées au téléphone et devant le clavier de l’ordinateur. Ce travail de l’ombre est très souvent occulté des récits de voyage, mais c’est également grâce à cela que Serge, armé de sa volonté et de son courage, franchit un à un les obstacles susceptibles d’entraver le bon déroulement de sa  »course en avant ».Côté matériel, le Mulet va poursuivre son chemin sans pare-brise. Les négociations engagées par Mohamed n’ont pas abouti, fâce à un vendeur donnant à un vulgaire pâre-brise, la valeur d’une feuille d’or. Quant aux freins qui se sont montrés bien fragiles sur les dernières longueurs menant à notre hotel, nous n’avons pas d’autres choix que de nous en contenter. De toutes façons, aucun Mulet ne possède de système de freinage. Cela ne les empêche nullement de s’arrêter bien au contraire, au grand désarroi de leur propriétaires qui s’évertuent à les faire avancer à grands coups de bâtons.Tous les véhicules de la caravane Transafricaine se sont transformés, au cours de ces dernières 48 heures, en garde manger ambulant afin d’assurer le ravitaillement de notre bande d’affamés durant les longues semaines à venir.En fin de journée, chaque membre de l’équipe vaque à ses occupations, allant de la sieste, la télévision, les coups de téléphone de la famille ou les sorties nocturnes, favorisées par un emploi dutemps de dimanche, allégé pour les plus chanceux. Dès lundi, il faudra remettre le pied à l’étrier et se relancer dans l’aventure qui ne s’est d’ailleurs jamais interrompue, notamment pour Serge.