J47 – 73.5Km
Lundi 17 novembre : BALEYARA / ? J47 : 73,5K (9h28′) Total : 3213,5K T° : 41°C vent d’est défavorable mais rafraichissant
Le départ de l’hôtel à 4h30 s’est fait au son des prières coraniques qui résonnaient dans la capitale. A 6h00, le 4×4 arrive au poste de péage de Baleyara, là où Serge a achevé son étape hier. 3 km plus loin, à la sortie de la ville, il quitte l’asphalte qui mène à Fillingué pour bifurquer sur une large piste de latérite rouge vers l’est, direction Dogondoutchi.La zone sud du Niger frontalière avec le Nigéria est essentiellement peuplée de Haoussa, l’ethnie majoritaire du Niger (53%), c’est un peuple sédentaire tout comme les Djermas plus implantés dans le nord-est, partie que nous avont traversée entre Yassane et Niamey. Chaque ethnie a son dialecte : les Haoussas parle le haoussa, les Dhermas le zerma, les Touaregs s’exprime en tamashek et les peuls en peuls. Contrairement aux Haoussas et Djermas plutôt cultivateurs, les Touaregs et les peuls sont des nomades qui à l’origine suivaient et s’occupaient des troupeaux. Les choses changent et évoluent notamment au sein du gouvernement et des administrations essentiellement dirigées Dpar les Haoussas, les autres ethnies ont lutté et luttent encore pour leur intégration dans le système social comme les Touaregs par exemple dont la rebellion a cessé en 1996.Dans un autre domaine, nous sommes surpris par le nombre de poste policier et de controle sur les routes. Celles-ci qu’elles soient goudronnées ou non sont soumises à une taxe : les péages qui jalonnent notre parcours depuis notre entrée au Niger. Au péage de Baleyara, devant le scepticisme de l’équipe du TP3 composée de Jean-Claude, Pascal et Laure de devoir payer le péage pour emprunter une piste, le préposé montre gentillement une fiche officielle sur laquelle apparaît les catégories en fonction des véhicules, le prix en fonction des destinations : le TP3 et sa remorque sont considérés comme un camion en catégorie 5 et nous devrons donc nous acquitter de la plus forte taxe : 750 francs CFA. Le « Mulet » porte bien son nom, il nous aura fallu 6h00 pour parcourir les 170 km entre l’hôtel et le campement du jour. Nous arrivons fourbus, les fesses endolories. Comme le dit Jean-Claude, nous n’allons tout de même pas nous plaindre, Serge il fait tout ce trajet à pied. Serge qui semble supporter de mieux en mieux la température extérieure et le soleil continuellement présent (où sont les nuages ?) ne porte plus depuis 2 jours son collant pour se protéger les jambes, les gants et le bob sont encore d’actualité. La cheville droite, enflée depuis son excès de zèle d’avant-hier à courir à plus de 10km/h les 32 km, a bien du mal à se discipliner. Le remède : réduire son allure et faire des petites prières en s’endormant pour que cela passe au plus vite et ne vienne pas ternir la progression de ces 2 dernières semaines. Serge espère bien continuer sur sa lancée et nous aussi d’ailleurs.Toute l’équipe est heureuse de retrouver l’ambiance conviviale du camp, le ronronnement bruyant du groupe électrogène nous manquait (c’est pour rire !). Trêve de plaisanterie, Vive le calme de la brousse africaine.


