J49 – 19/11/2003


J49 – 73.5Km

Mercredi 19 novembre : ? / YAYA J49 : 73,5K (9h37′) Total : 3361,5 K T° : 41°C harmattan = vent de nord-est chaud sur toute l’étape
La parole est donnée à notre invité très spécial : madame Dominique Girard Scènes de vie de la TransAfrica :Le matin, différentes heures de départ vous sont proposées. Non, ce n’est pas à la carte, mais en fonction de la répartition des tâches décidées la veille : Vedette oblige, Serge ouvre toujours le ballet, avec 2 ravitailleurs. Vient ensuite, une à deux heures plus tard, le départ du véhicule de Mohamed, qui permet, entre autre, la réalisation des prises de vue et quelque ravitaillement quotidien (le pain par exemple).Enfin, le cortège est fermé par le mulet et son chargement.Au gré des heures et des kilomètres, ces trois véhicules se retrouvent au bord de la piste ou route, inversent les positions avec pour seul et unique point de mire : le nouveau campement. Son choix est stratégique et requiert toutes nos attentions : Avant tout, son éloignement est déterminé par Serge, tôt dans la matinée. Ensuite, à l’équipe de trouver le site idéal, la marge autorisée n’est que d’un kilomètre.Le site doit être ombragé, relativement éloigné de la route, mais aussi de tout village, pour raison de quiétude, facilement accessible au mulet (pas toujours évident malgré les apparences). Et enfin, pour éviter que Serge ne râle, éviter un passage à cram-cram.Quand tout roule comme sur des roulettes (mais non, pas Serge !), à dix heures, le campement est déjà positionné. S’en suit,à notre plus grande joie, pour quelques heures dans un premier temps, la mise en route de notre grand ami le groupe électrogène, que nous apprècions surtout quand il se tait.Heure après heure, sortent de terre nos abris champignons. Et oui, c’est le luxe de la Transafrica, chacun a ses appartements privés. Au milieu de nulle part, il y a même un bureau high tech, où la technologie règne (ordinateurs, tous moyens de communication, de réalisation vidéo, photo), tout cela, dans un grand espace de 2×2 m, cotoyant vaisselle, provisions et odeurs diverses, en somme le Pérou (oh pardon, l’Afrique). Mais le comble du luxe, cette espace se trouve climatisé, dès que notre personnage principal vient s’y installer pour sa sieste.Chacun vaque à ses occupations : aujourd’hui, lessive pour certains. Et puis, en début d’après-midi, surgit notre « héros », sans la tenacité duquel, vous n’auriez rien à lire sur ce site, et surtout sans lequel, nous n’aurions pas la chance de vivre ces moments.La journée se terminera, tôt dans la soirèe, vers 18/19h, autour de la table, quelques fois devant un met made in Niger. Je vous confirme les écrits des précédents narrateurs : la galette de semoule confectionnée dans le sable est délicieuse.Aujourd’hui, la cheville droite de Serge semblait se faire oublier, laissant la place à un dérangement intestinal. Mais voilà, qu’au repos, elle se réveille.Dicton du jour (de Serge) : Un mal en chasse un autre, mais ne le guérit pas !A vos méditations respectives et à demain pour de nouvelles aventures de la TransAfrica.