J50 – 56.0Km
Jeudi 20 novembre : ? / BIRNI KONNY J50 : 56K (6h58′) Total : 3417,5 K T° : 40°C
Après moultes rebondissements, la Trans-Afrique connaît à nouveau quelques soucis de parcours. Comme vous avez pu le suivre aux informations françaises, la frontière entre le Tchad et le Soudan connaît actuellement des troubles. La rebellion bat son plein : attentats, bonbardements, assassinats de population civile, de personnel d’associations humanitaires. C’est donc la guerre ! L’obtention du visa soudanais pour emprunter la route qui relie le Tchad au Soudan est suspendue jusqu’à nouvel ordre et la frontière est fermée. Les choix sont restreints, la seule certitude : il est impossible de continuer dans cette direction. S’arrêter ? L’équipe toute entière aujourd’hui s’est activée à trouver des solutions pour poursuivre ce défi, cette douce folie.La dernière possibilité retenue pour tenter de poursuivre notre route et atteindre les pyramides égyptiennes, consiste à rejoindre la Libye par le désert du Ténéré et le nord Niger : le Sahara. La chose n’est pas simple car la frontière entre le Niger et la Libye est soumise à des autorisations spécialestrès difficiles à obtenir. Il nous faut maintenant sauver cette traversée à tout prix et nous oeuvrons dans ce sens corps et âmes.L’espoir tient l’équipe en alerte qui garde bon moral. Il faudra organiser la caravane différement pour nous permettre d’aborder le « grand désert » dont Serge a tant rêvé.Serge a donc achevé son étape à Birni Konni, ville frontalière avec le Nigéria, ville qui vit dans une effervescence permanente liée aux commerces et trafics en tout genre. C’est le carrefour d’où part la route vers Zinder en direction de l’est ou vers Agadez au nord. C’est pourquoi Serge s’est arrêté ici, le temps de la réflexion et des décisions à prendre quant au parcours. Toutes ces préoccupations n’ont pas empêché Dominique, Jean-Claude et Mohamed de nous trouver un poulet-frites à emporter que nous avons dégustés dans un silence presque religieux. Comme d’habitude, Serge s’est plaint de ne pas avoir assez de frites bien que Zette lui ait donné sa part. Il semblerait que le moral passe par la bonne pitence.

