J93 – 70.0Km
Vendredi 2 Janvier : N 28°34.953′ / N 28°33.789’E 16°44.573′ / E 17°17.069′ J93 : 70K (8h21′) Total : 6000 K en 92 jours 6 heures et 32 minutes Altitude : 306 m T° : min – 3°C – max 22°C vent d’ouest ++++ favorable
Ce matin, la nébulosité du ciel nous donne une impression de flou. La rondeur du soleil se laisse deviner derrière le massif montagneux qui s’étend sur notre droite à l’est. Il s’agit du massif de Al Haruj dont le point culminant s’appelle Black Haruj. Les longues étendues plates de pierres sont derrière nous, quelques arbres en forme de parasol agrémentent ce désert, le sable réapparait pour le plus grand bonheur du Mulet qui nous en fera encore une fois baver. Les plaques de désensablage n’ont pas été reléguées au fin fond des oubliettes. Serge se hâte ce matin car nos guides nous indiquent que la route en asphalte n’est plus très loin. Effectivement au 24ème kilomètre, nous retrouvons une belle route bitumée qui nous mènera tout droit à Zillah demain. Serge augmente la cadence mais à partir du 62ème kilomètre, les ravitaillement se font de plus en plus grimaçant, les muscles sont raides et les genoux douloureux. Cela fait une semaine que Serge a arrêté les massages. La raison de cette absence de soin est dû au fait que Serge arrive au campement entre 16H00 et 17H00, à cette heure le soleil décline, il fait froid. Le vent qui nous poursuit est glacial et Serge ne peut s’allonger sur la table pour le massage sans être pétrifié par le froid. Nous avons essayé de trouver des solutions : la couchette du Mulet mais celle-ci est trop haute pour permettre à Ludo de masser. Nous avons alors pensé à la tente de Laëtitia et Alexis mais pour cause de vent de sable, il est impossible d’installer le tente en avance au risque de se retrouver dans un bac à sable. Ce vent soulève des tonnes de poussières et de sable, à tel point que Jean-Claude a déserté sa tente cette nuit pour dormir dans la cabine du Mulet cela rappelera des souvenirs à Rémy… Les douches sont maintenant remplacées par un lavage à l’évier dans la cellule du TP3 comme à l’ancienne. Serge quant à lui, se lave avec des lingettes assis dans le 4X4. Les temps sont durs mais tout ceci ne nous fait pas oublier qu’aujourd’hui nous fêtons les 6000 Km, une première pour Serge. Lors des 2000 Km, nous n’aurions jamais imaginé comme beaucoup à ce moment-là, qu’un jour prochain, il ne resterait que cette distance à parcourir et c’est pourtant le cas aujourd’hui. Serge est heureux, l’équipe lui a organisé un finish des plus visuels, chèches au vent s’envolant en direction du Caire.


