J99 – 8/1/2004


J99 – 80.0Km

Jeudi 8 Janvier :N 30°13.445′ / N 30°37.037′ E 19°43.500 ‘/ E 20°07.924′ J99 : 80K (9h59’) Total : 6495K Altitude : 6 m T° : min 3°C – max 18°C
Ce matin la première mauvaise nouvelle fût pour Serge, nous sommes en rupture de stock de petits beurres et c’est la première fois depuis 98 jours qu’il devra se contenter d’autres biscuits aux saveurs différentes. Depuis quelques jours, Serge semble prolonger les préparatifs du matin comme s’il voulait repousser l’heure du départ et les longues heures passées sur la route. De faît, le départ est laborieux : Serge n’a pas de « jus », il est vidé et cela lui a rappelé un départ au Mali où il avait dormi 30 minutes par terre tellement il était épuisé. Au 21 ème kilomètre, Serge arrive aux portes de Brega, ville portuaire et industrielle. Il prendra un virage sur la droite à 90°, seule bifurcation avant d’entamer la longue route qui le mènera vers Ajdabia. C’est une route sur laquelle la circulation est dense : les camions et voitures roulent à vive allure et Serge n’a que peu de place pour tracer son chemin. Ce retour au bruit et à une circulation dangereuse lorsque l’on se retrouve tout petit fâce à ces bolides perturbent la course de Serge. Il faut se réacclimater à ce genre de situation et ce n’est pas chose aisée lorsque l’on sort du désert. Serge devra marcher pour reprendre ses marques avant de reprendre la course lorsque le bas côté lui permettra. Au 30ème kilomètre, Serge se fait violence comme il le dit lui même, il n’est qu’à 7km/heure les sensations sont mauvaises mais il ne veut pas lacher son objectif du jour : 80 km. Il se resaisit et ça repart. Au 50ème kilomètre, Serge trouve un fer à cheval sur le bas-côté, il le garde 4 km durant car tout en courant et en tenant son bien, il fait des voeux et il semble y en avoir un certain nombre. Depuis hier, les chiens errants sont de plus en plus fréquents, cela inquiète Serge qui tient à ses mollets et lorsque certains montrent les dents, Serge s’arrête et prend un baton puis passe son chemin en marchant.Les chameaux dont nous vous parlons beaucoup ces derniers temps sont omniprésents dans notre vie quotidienne. Aujourd’hui, nous les avons vu prêts à être cuisiner sur l’étalage du boucher mais aussi installés confortablement dans des bétaillères roulant à vive allure avec juste la tête qui dépassait. Les chameaux sont ici élevés pour être mangés.L’organisation est un peu perturbée car nous avons décidé de rejoindre Ajdabia pour trouver un hôtel afin de nous mettre à l’abri et de faire sécher un peu les tentes, les vêtements. Serge devra faire 20 km ce soir en voiture pour rejoindre la ville. Depuis ces derniers jours, beaucoup de voitures s’arrêtent pour nous offrir des présents : Serge s’est vu proposer des chocolats, Ludo un litre de jus d’orange. Les libyens sont chaleureux nous le savions déjà mais ils adorent vous faire des cadeaux.A 18h00, Serge est à Ajdabia. Serge après une douche et un bon repas (poulet-frites) se fait masser par Ludo après une longue très longue interruption due au froid et au manque de place au camp. Serge grimace sous les étirements et les massages : c’est un mal qui fait du bien…