J68 – 5/11/2001

LUNDI 5 NOVEMBRE – J 68 – BRESIL

KM JOUR : 80 KM

KM TOTAL : 4 737 KM

TEMPS JOUR : 9 H 58 MIN

TEMPS TOTAL COURSE : MIN

VITESSE MOY JOUR :

VITESSE MOY TOTALE :

Villes rencontrées : CAMPINAS / VALINHOS

Prochaine étape : ITATIBA

REGION : NORD DE SAO PAULO ( région thermale )

DERNIERE LIGNE DROITE

Ca y est, cette fois-ci, on passe à la vitesse supèrieure… De la voie express jusqu’au bout. A l’image de l’autoroute emprunté, Serge met le turbo… Arrivée de l’étape 13 heures ! Il a du jus , le garçon. Se décontracte régulièrement sa hanche, qui le tenaille toujours mais ne le handicape plus comme précédement. Il est  totalement investit dans sa course, cela semble plutôt de bonne augure pour le reste de la semaine. Il plaisante à longueur de ravitaillement. A la vue d’un panneau directionnel  RIO, il fait semblant de poser les bras en croix , il s’enflamme, gesticule dans tous les sens. Heureux, comme un enfant à qui ont vient d’offrir ses  jouets, le jour de Noêl. Cela tombe bien, Noêl, c’est pour bientôt…

8h30, le traffic s’intensifie. Serge s’infiltre, fait corps parmis le cortège d’automobiles, et de camions. Le souffle et le bruit  de la circulation accompagneront Serge tout au long de son étape. Le danger reste présent, il faut être vigilant, les voitures déboitent  incessement , les travaux autoroutiers réduisent des portions de chaussées. Serge s’adapte à ce nouveau mode de fonctionnement. A des centaines de kilomètres de la  Bolivie, et de ses pistes de terres. 

Désormais, chaque étape en soi restera décisive. Quoiqu’il fasse , il avance. Et ne reculera pas… Il aime  souvent à raconter l’exploit de D’ABOVILLE. Une fois, celui-ci expliquait qu’il avait reculé , à cause des vents contraires de 10 kms. Cette déclaration du marin restera marqué à vie chez notre coureur. Car, quoiqu’il fasse, ne se passe, Serge aurait bien des difficultés à faire  marche arrière. A chacun son Nirvana…Il a une passion pour l’extrême, et les extrémistes toutes disciplines confondues. La voile l’attire, en bon Havrais qui se respecte, mais  avoue une reconnaissance particulière pour les explorateurs du  " Grand Blanc " , à l’instar de Nicolas Vanier ou Laurence de la Ferrière. Chapeau bas à tous. L’aventure reste avant tout humaine, avec l’homme en toile de fond au milieu d’un monde qui fait de moins en moins rêvé. Un grand merci à eux. 

Bon , en ce lundi, on se refait une santé, on vous expliquera cela demain, photos à l’appui.

A demain, même heure, même sîte, même punition…

La Rédaction.