Ecrasante canicule. Faire le vide en soi.En finir au plus vite pour aujourd’hui.

La route est longue…pour qui ne va pas au bout de ses rêves.

Dans le désert, battre le record du monde de la distance n’est plus qu’un pretexte.

L’Australie, cette terre sauvage aux dimensions d’un continent.
septembre 1999
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En bref

Paysage

L’Australie, en chiffres: 14 fois plus grande que la France et 3 fois moins d’habitants. La densité est de 2.4 habitants par km² contre 100 habitants par km² en France. L’Australie est un pays de contrastes : 70 % des 18 millions d’habitants vivent dans les grands villes. Les 30 % restant soit environ 5 millions de personnes se partagent le reste du continent. Ce pays quasi-désertique offre une forte opposition entre la ville et la campagne appelée  » bush  » ou encore  » out back « . Le bush ; c’est une succession de forêts d’eucalyptus, de déserts, de lacs salés, de champs et de prairies. C’est une vie sans confort. Les fermes sont distantes de 50 à 100 kilomètres sans aucun voisin et sont essentiellement consacrées à l’élevage.

ENTRE PERTH ET KALGOORLIE :

Nous suivons une route goudronnée, bordée de forêts d’eucalyptus, de champs de fleurs et de champs cultivés. Au fil des kilomètres, les villes sont de plus en plus espacées, et la végétation de plus en plus clairsemée.

LA PLAINE DE NULLARBOR :

La forêt est encore dense, puis progressivement, les arbres se raréfient pour disparaître complètement, le désert prend alors toute sa dimension. Ce désert australien ressemble étrangement aux steppes africaines. Les coins d’ombre sont inexistants. Sur 1400 kilomètres, il y a 20 habitants recensés.

Le grand désert de Victoria :

Il borde la plaine de Nullarbor au nord et à l’est. Le retour des arbres marque une frontière naturelle entre la plaine de Nullarbor et le grand désert de Victoria. La terre rouge est sableuse avec des reflets oranges. La plaine de Nullarbor est traversée par une piste en latérite rouge plus compacte et caillouteuse.

LA REGION DES LACS SALES :

Nous traversons la région des lacs salés qui s’étend au nord de Port Augusta. Ces lacs tout secs et tout blancs donnent l’impression d’être gelés. Une fine couche de sel les recouvre, leur donnant ainsi un aspect velouté. Ils scintillent sous le soleil ardent. Entourés de roches rouges, ils nous donnent la sensation de ne plus être sur terre. Ces paysages semblent venir d’ailleurs.

LES FLINDERS RANGES :

Les Flinders Ranges sont les premières montagnes que nous rencontrons après 2200 kilomètres de course. C’est un massif montagneux, qui s’étend du nord vers le sud sur 350 kilomètres. Nous franchissons ce massif dans sa partie sud après avoir traversé Port Augusta. Une fois en haut, nous sommes sur un plateau de moyenne altitude (400-500m). Nous traversons des fermes qui s’étendent sur des milliers d’hectares. La terre semble fertile et propice à la culture, nous retrouvons des champs à perte de vue. Les paysages tendent vers des tons ocres, roux, les dégradés de vert sont infinis. Tout au long de la journée, les nuances changent en fonction de la luminosité. C’est un paysage différent, mais tout aussi envoûtant que les précédents.

LA NOUVELLE GALLES DU SUD :

Nous arrivons à Broken Hill , ville minière, qui marque aussi notre entrée dans le troisième et dernier territoire, la NOUVELLE GALLE DU SUD. Cet état est le plus peuplé, et le plus diversifié des territoires que nous aurons à traverser. Il nous reste encore une bonne partie de  » bush  » à parcourir, avant de retrouver la civilisation une bonne fois pour toutes.

Après Broken Hill, nous empruntons une petite route qui sillonne la campagne, ça monte ça descend jusqu’à Menindee, bourg entouré de petits lacs C’est un lieu de villégiature très prisé pour la pêche. Il se dégage de cet endroit une atmosphère calme et reposante. La route s’arrête là. Nous retrouvons la piste sur près de 400 kilomètres. Quel bonheur nous éprouvons à traverser de nouveau la brousse peuplée de moutons et de vaches. Nous rencontrons également une profusion de kangourous et de perroquets en tout genre. Notre périple dans ces terres d’apparence hostile à la vie de l’homme se termine à Condobolin. Il reste 450 kilomètres de route goudronnée, sur laquelle la circulation se fait de plus en plus dense. Puis le relief des BLUES MONTAINS, massif montagneux qui borde Sydney, se dresse devant nous. Les montagnes sont escarpées et la route accidentée. Une fois ces  » montagnes bleues  » franchies, nous sommes aux portes de Sydney. L’urbanisme est de retour. Les villes se succèdent les unes après les autres.

faune

LA FAUNE

Nous avons eu la chance de croiser de nombreux animaux durant cette traversée de l’Australie dont le plus connu est le kangourou. Chaque membre de l’équipe trépignait d’impatience à l’idée de découvrir ces marsupiaux en chair et en os. Les plus téméraires s’arrêtaient à bonne distance pour nous regarder passer d’un œil interrogateur.

Outre les kangourous qui peuplent l ‘ » outback  » australien, nous avons rencontré :

des émeus : cousins des autruches africaines
des reptiles tels que des lézards de toutes formes : des longs, des ronds, des trapus, des fins. Sans oublier les serpents.

des oiseaux, il en existe plus de 600 espèces. Nous avons pu admirer des perroquets et des perruches aux couleurs flamboyantes.
Les hommes ont importé des animaux, qui maintenant, lâchés dans la nature vivent à l‘état sauvage. C’est le cas :

des dingos, sortes de chiens sauvages qui ressemblent un peu à des renards de par leur robe jaune. Ils sont la cible des fermiers car ils s’attaquent à leurs bêtes.
des dromadaires également importés lors de la conquête du désert central de l’Australie. Ils furent abandonnés pour être remplacés par des voitures et des camions. C’est le seul pays au monde où vit une population de dromadaires sauvages. Nous avons eu la chance d’en rencontrer un troupeau dans la plaine de Nullarbor.

C’est un réel plaisir de pouvoir vivre si proche de la nature et de pouvoir ainsi en savourer la beauté. L’avantage, c’est qu’à petite vitesse, nous avons eu le temps d’admirer toutes ces petites bêtes plus ou moins agréables d’ailleurs, sans jamais nous lasser.

Pour l’anecdote, l’équipe a même procédé au sauvetage d’un kangourou pris dans un grillage, qui sans notre intervention serait sans doute mort de déshydratation sous ce soleil de plomb. Les australiens ont pour habitude de chasser les kangourous dont la viande est, paraît-il, excellente. Mais surtout, c’est le seul moyen de réguler la surpopulation de ces marsupiaux.

LES ANECDOTES
LES CREVAISONS :

Entre le 12 et le 15 octobre, nous avons subi 4 crevaisons. Nous pouvons remplacer les roues crevées par les roues de secours, mais nous n’avons pas le matériel pour réparer les chambres à air. C’est la catastrophe ! Nous sommes en plein désert et il nous est impossible de nous le procurer. Dans notre malheur, nous avons eu la chance d’avoir pu à Cook, le 12 octobre, réparer 2 roues grâce à Bruce, le chef de gare et l’unique habitant de cette ville fantôme. Fabrice, ce jour là, a passé sa journée à changer les roues crevées. C’est une mauvaise journée, d’autant que la pluie s’en mêle. Deux nouvelles crevaisons, les 13 et 15 octobre, laissent les 4X4  » bancals « , nous n’avons plus que deux roues de secours pour 4 véhicules. Nous sommes alors obligés de marcher par paire ; le 4X4 ne possédant pas de roue de secours est suivi par celui qui en possède une. Cette situation nous oblige à modifier un peu notre organisation. Deux jours après, le 17, nous arrivons à Tarcoola sans incident. Nous pensions trouver un garage, mais il n’y en a pas. Heureusement, notre hôtesse, Tracy, nous trouve le matériel nécessaire à la réparation des 2 chambres à air et les garçons se mettent à l’ouvrage. Ouf, nous sommes sortis de cette série catastrophe !

L’ANNIVERSAIRE DE SERGE :

Le 25 octobre, c’est l’anniversaire de Serge qui fête ses 46 ans. Le ciel est gris et menaçant, Serge est maussade et de mauvaise humeur. A son insu, nous avons prévu de marquer ce jour par quelques attentions : une belle nappe, des assiettes et des verres au thème du jour, des ballons, des cotillons, du fromage, des gâteaux, du champagne. Nous pensions trouver un petit motel à Manna Hill, mais les propriétaires ne sont pas disposés à nous accueillir. La soirée se présente mal, d’autant que la météo a annoncé des orages pour la nuit. Peter, le policier du coin, a repéré notre caravane quelque peu insolite. Intrigué, il s’arrête pour nous poser quelques questions. A quelques kilomètres de là, il a rencontré, les équipes  » PAPILLON et LUCIOLE « , qui désabusées et déçues, commencent à improviser un campement qui sera dressé sous la pluie. La fête risque de tourner court. Et là, oh miracle, Peter revient sourire aux lèvres, il nous annonce qu’à quelques kilomètres un couple d’exploitants agricoles, qui possède une sorte de bergerie est prêt à nous loger. Il reste à peine une heure avant la fin de l’étape, c’est la panique pour préparer l’arrivée un peu particulière aujourd’hui. L’endroit est rustique : Ashley et Jannette qui possèdent 30 000 têtes de bétail, logent ici des saisonniers qui viennent pour la tonte des bêtes une fois par an. Pour nous, c’est le paradis, nous avons un toit et nous sommes au sec pour notre petite fête, car la météo ne s’est pas trompée, il pleut. Nous avons convié Peter, Ashley et Jannette à se joindre à nous pour le dessert. Cette journée qui avait mal commencé, s’achève dans la bonne humeur. L’ambiance est des plus chaleureuses. Cette soirée restera gravée dans nos mémoires.

LES RENCONTRES
Au fil du temps et des kilomètres, nous avons fait toutes sortes de rencontres.

A Perth, avant notre départ, nous avons eu le temps de sympathiser avec Peter Fuhrmann, le patron d’un restaurant du bord de plage ; par son intermédiaire, nous avons rencontré Alan Mechler qui dirige une société de communication. Grâce à eux, nous avons pu intéresser les médias locaux à notre aventure. Nous avons également été reçus avec beaucoup de chaleur par Monsieur Chatton, directeur de l’Alliance Française et son équipe. Il n’a pas hésité à nous aider pour la traduction anglaise de notre site internet.

John Ray

John habite Coolgardie, il est chauffeur de l’Indian-Pacific, ce fameux train qui traverse l’Australie de Perth à Sydney, en passant par la plaine de Nullarbor. Nous empruntons le même chemin que lui puisque nous longeons la voie de chemin de fer sur près de 1 400 kilomètres. John lui, effectue la moitié de la traversée ; pour la suite du voyage, c’est une autre équipe qui prend le relais. Le 30 septembre, nous avons rencontré John chez lui, et nous lui avons demandé s’il était envisageable de se faire livrer à Cook de l’eau minérale et des vivres dont nous avons préalablement établi la liste. Pour lui, il n’y a aucun problème, il faut juste convenir d’une date. Après un rapide calcul, nous nous mettons d’accord, la livraison aura lieu le 12 Octobre. John nous a donné quelques renseignements de ce que nous trouverons sur notre route jusqu’à Cook. Il a été d’une gentillesse sans limite ; prêt à tout pour nous donner un coup de main.

Max et Yvonne

Max et Yvonne habitent Forrest . Forrest est un aérodrome au milieu de la plaine de Nullarbor. Sa situation géographique permet aux avions de petite taille de faire le plein de carburant et ainsi de poursuivre leur traversée. Leur relation avec l’extérieur se cantonne aux passages des trains et des avions. Alors, l’arrivée des quatre 4X4, ça met de l’animation ! Ils nous accueillent chez eux, autour d’un café et nous offrent des tranches de cake. Ils récupèrent notre courrier qui partira avec le prochain train et nous débarrassent de nos poubelles. Puis Max fait le plein de diesel de tous les véhicules . Nous regrettons tous que Forrest ne soit pas une étape, car c’est une oasis dans le désert. Il y a quelques arbres, de la pelouse, et des fleurs magnifiques dont Yvonne prend soin. Il est temps de se quitter, ils nous donnent des œufs et du pain qui nous manquent pour tenir jusqu’au ravitaillement dans 2 jours à Cook. Quel plaisir de rencontrer des personnes qui vous ouvrent leur porte et vous accueille à bras ouverts !

Bruce et sa famille

Bruce, vit à Cook, une ville de 80 habitants il y encore quelques années, avec une femme enceinte d’un deuxième enfant. Ils ont déjà un fils. Ces habitants travaillent à l’entretien de la voie de chemin de fer. Une nouvelle société a réduit le personnel après avoir effectué des travaux aux débuts des années 90. Maintenant, les hommes d’entretient se déplacent et se relaient toutes les semaines. Bruce et sa famille sont les seules personnes à vivre toute l’année à Cook. Il est en quelque sorte le chef de gare. Cette station accueille les touristes voyageant à bord de l’Indian-Pacific pour quelques heures, afin qu’ils se dégourdissent les jambes.

Bruce nous a aidé à réparer les 2 chambres à air de nos roues crevées.

UNE JOURNEE TYPE DE COURSE
La régularité de Serge lui a permis d’avoir un rythme de vie constant chaque jour.

Lever :

Le réveil sonne chaque matin entre 3 et 4 heures.

La préparation dure environ 1 heure :

10 min pour se réveiller et s’habiller ;
20 min pour le petit-déjeuner ;

10 min pour les besoins personnels et la toilette.

15 min pour la préparation des pieds.

Nous sommes, d’ordinaire, 3 personnes à être debout. Le reste de l’équipe profite de dormir jusqu’au lever du soleil. Les préparatifs se font tant que possible dans le silence et dans la nuit. Nous sommes éclairés par la faible lueur d’une lampe à gaz.

Entre 4 et 6 heures, départ de Serge et de la voiture suiveuse, la  » SANGSUE « .

Première partie de la course

Dès les premières heures, il s’hydrate régulièrement en eau et sportenine, une boisson énergétique mise au point par les laboratoires Boiron. Après 2 heures de course, il s’alimente tous les quarts heures, sous forme de barres énergétiques, cake, biscuits et petits morceaux de sandwichs. Pour obtenir le nombre de calories suffisant pour sa journée, il prend 1 dose d’un complément nutritionnel toutes les 3 heures : trois au total. Après 6-7 heures de course effectuée à vive allure, Serge s’accorde une pause de 20 –30 minutes.

LA PAUSE

10-15 minutes allongé sur un carré-mat, le plus souvent contre la voiture pour bénéficier de l’ombre : changement de chaussures et de chaussettes, léger massage des pieds, mobilisation des hanches, genoux et chevilles.
10-15 minutes assis, toujours contre la voiture, Serge se restaure. Il mange en général un fruit, et un bol de plat lyophilisé à haute valeur énergétique.

DEUXIEME PARTIE DE LA COURSE :

Le redémarrage est difficile. D’une part, la pause casse le rythme de Serge, d’autre part, en fin de matinée, la chaleur est accablante. A partir du 25 octobre, Serge décidera de ne plus faire de pause. Il fera une journée continue. L’équipe est un peu sceptique face à cette décision, mais c’est lui qui ressent les choses. La réalité du terrain bouscule parfois les belles théories.

L’ARRIVEE ET LA FIN DE JOURNEE AU CAMPEMENT :

C’est un véritable rituel :

il s’asseoit et enlève ses chaussures et ses chaussettes en grimaçant
il mange 2 tartines beurrées et éventuellement un potage
il souffle 5 minutes assis sur sa chaise
il va prendre sa douche
il s’allonge pour 1 bonne heure de soins par les kinés et le podo.
Aux alentours de 18h-18h30, il mange avec l’équipe. Entre deux, il consulte les messages du site internet.
Vers 19h30, Serge se couche.

PIEDS ET PODOLOGIE
Les pieds, c’est le domaine de Fabrice, le podologue, tant dans la préparation que pendant la course.

Les chaussures

Lors de sa préparation, Serge a testé 3 paires de chaussures différentes chez Reebok. Il a finalement choisi les DMX. Fabrice lui a confectionné des semelles moulées à son pied . Elles remplacent les semelles de propreté d’origine.

Les pieds

Lors des entraînements, Serge applique de la crème anti-échauffement Nok de chez Akiléine sur ses pieds et sur les chaussettes, évitant ainsi la formation d’ampoules. Les pieds seront tannés au citron ou à l’acide picrique 3 semaines avant le départ.

LA COURSE

Les soins quotidiens

Le matin : tannage au citron puis application de la crème anti-échauffement.

La pause : changement de chaussettes et de chaussures, rapide massage et mobilisation des articulations des pieds, application de Nok avant de remettre les chaussures.

Le soir : avant la douche, Fabrice regarde les pieds attentivement pour déceler une ampoule, un début de frottement, un problème d’ongle. Après la douche, si besoin, traitement d’une ampoule.

Les problèmes rencontrés

Quelques ampoules uniquement au niveau des orteils ( 4 ou 5 )

Des frottements entre le deuxième et troisième orteils surtout à gauche et sur le petit orteil.

Contractures au niveau de la voûte plantaire

Les traitements effectués

Pour les ampoules : aspiration du liquide à l’aide d’une seringue et d’une aiguille puis injection de Bétadine, produit antiseptique, qui est ensuite aspiré.

Pour les frottements : confection d’une  » attelle  » avec de l’hypafix, sorte de sparadrap micro-poreux, afin de maintenir les 2 orteils qui se chevauchent. Découpe de l’avant des chaussures, le trou est comblé par une gaze et du gros scotch type chatterton pour éviter que des gravillons ne pénètrent à l’intérieur.

Pour les contractures : massage manuel au gel fraîcheur vive de chez Akiléine.

Serge a souffert des pieds sur toute la première moitié de la course, lui qui habituellement a peu de soucis de ce côté là. Dans ce genre d’épreuve, il faut éviter les problèmes. Il s’agit pour Fabrice de prévenir plutôt que de guérir. Lorsque le mal est là, il faut trouver des solutions pour le minimiser et éviter qu’il ne se développe.

SOINS ET KINESITHERAPIE
Les soins prodigués à Serge s’effectuent le soir après la journée de course, à raison de 1 heure à 1 heure et quart par jour.

Le traitement :

– 30 minutes du système LPG du bassin aux chevilles.

– 30 minutes de massage manuel au niveau des pieds et des cervicales.

– glaçage de temps en temps

LA TECHNIQUE LPG : (Laure et Ludovic)

Nous aurions pu utiliser cette technique à part entière, nous avons choisi de l’utiliser uniquement au niveau du bassin et des 2 membres inférieurs tout comme lors de la préparation.

Cette technique s’applique au moyen d’un appareil nommé le  » S6 « . Il agit en créant une dépression qui entraîne une aspiration des tissus cutanés. Deux rouleaux permettent de mobiliser ce pli de peau formé par la dépression. Les tissus sont ainsi sollicités dans différents plans en même temps. Des études montrent que l’utilisation de cette technique optimise la performance d’une part en favorisant la récupération du sportif, d’autre part en prévenant les blessures.

Nous avons pu dans le cadre de cette course, et par comparaison, constater les bienfaits de cette technique.

Comparaison entre l’utilisation et la non utilisation de la machine :

1) durant l’entraînement de début juin à fin août avec un nombre identique chaque semaine, le  » S6  » n’ayant été utilisé que les 6 derniers semaines.

2) durant la course, usage quotidien de l’appareil contrairement à la TRANS-USA en 1997, où nous n’en disposions pas.

Les résultats obtenus sont les suivants :

-Diminution de la sensation de courbature et donc de la fatigue musculaire.

-Diminution de l’apparition des points tendineux surtout au niveau des adducteurs.

-Diminution de l’apparition des contractures musculaires notamment au niveau des fessiers à droite.

-Meilleure circulation au niveau des membres inférieurs avec une diminution des oedèmes sur les mollets surtout le droit, et une augmentation de la trophicité de la peau, en général hypo-vascularisée dans ce type d’effort.

LE MASSAGE MANUEL : (Séverine et Ludovic)

-Sur les pieds : spécialement sur la voûte plantaire durement sollicitée sur les pistes.

-Sur le rachis cervical, la nuque et les trapèzes dans un but de détente musculaire et de bien-être.

-Sur le rachis dorsal : les jours où Serge luttait contre le vent de face, les contractures musculaires entre les omoplates étaient nombreuses.

LE GLACAGE :

-Sur les genoux, lors des étapes au profil accidenté.

-Sur les talons, lors des étapes sur piste caillouteuse.