J89 – 77.3Km
JEUDI 16 MARS
N37 23.463 E47 47.658 (1062m – 8km après MIANEH) – N36 54.266 E48 08.960 (1359m)
77,3km – 10H16
Le soleil est revenu et Serge semble bien avancer ce matin. A 3km du départ, il passe un tunnel de 1,2 km non ventilé donc hyper pollué. Le masque à gaz serait presque de rigueur. De l’autre côté de ce tunnel, le paysage est splendide : nous sommes sur un vaste plateau entouré de montagnes, les couleurs superposées donnent une impression de stratification et les montagnes se terminent en une succession de dunes. Les nuages sont en haute altitude et cachent de temps à autres le soleil mais pas de risque de pluie semble-t-il.
Au deuxième ravitaillement, les Duponts aperçoivent au loin Serge qui est arrêté par plusieurs policiers : que se passe-t-il ? Rien de grave puisque Serge arrive en leur signalant qu’ils sont attendus pour prendre le « Cay ». Au troisième ravitaillement se tient un routier en panne avec son camion qui tout content de voir du monde nous offre un paquet de mendiants (graines de courge, graine de tournesol, noix et pistache). Il ne semble pas avoir grand-chose mais ce qu’il a, il le partage et ça lui fait très plaisir.
Serge avance en admirant le paysage pendant la première partie d’étape , sa tête passe de droite à gauche. La deuxième partie de course, il avance de façon plus machinale, presque résignée. On sent qu’il n’a pas une forme exceptionnelle mais sa progression continue quoiqu’il en soit. Dans ces moments, il ne faut pas se poser de question seulement avancer et ne surtout pas émettre la possibilité de s’arrêter plus tôt ou de profiter de 5 minutes de repos.
Les rencontres se succèdent : motards, automobilistes, voyageurs en car. Laure sera même abordée par une étudiante au foulard rose (pour changer) qui lui parlera en anglais. Phénomène rare car encore beaucoup de femmes se voilent un peu plus à notre rencontre ou détourne la tête surtout dans les campagnes. En tout cas, nous distribuons à tour de bras, comme en Turquie, nos fameuses cartes postales avec la traduction écrite de ce que nous faisons dans toutes les langues. C’est un bon passeport pour expliquer ce que Serge réalise.
Un petit mot sur Medhi Heidari, notre guide qui voyage avec nous dans nos véhicules jusqu’à Téhéran. Il a 35 ans, il est originaire et vit à Isfahan, ville artistique de l’Iran à 400km au sud de Téhéran. Il parle un parfait français et nous apprend beaucoup sur ce pays et ses habitants.

