
Sur une autoroute en construction. Photo Thomas BREGARDIS

Serge tout sourire…. le matin. Photo Thomas BREGARDIS

L’un des nombreux vehicules accidentés sur la piste.. Photo Thomas BREGARDIS

La caravane sur la piste poussiereuse. Photo Thomas BREGARDIS

Sergio sur son autoroute. Photo Thomas BREGARDIS

Photo Thomas BREGARDIS

Figures locales. Photo Thomas BREGARDIS
J164 – 75.9Km
MARDI 30 MAI
N40 32.539 E96 03.177 (1230m) – N40 33.426 E96 53.964 (1387m)
75,9km – 10H48
Pas de risque de se tromper de route, il suffit de suivre la ligne jaune dans ce ciel bleu azur. Serge est certainement le premier à prendre cette autoroute encore en construction. Damée, elle permet à Serge de courir en toute quiétude car la déviation aménagée pour la circulation est un véritable enfer : défoncée par de multiple camions qui roulent comme des bolides, cette route est particulièrement dangereuse.
Ce halo de poussière, omniprésent au-dessus de la piste qui s’étend sur des kilomètres, nous annonce une journée de galères. Il fait 35°C dans les véhicules et il est impossible d’ouvrir les fenêtres sous peine d’asphixie. Les essuie-glaces nous permettent de balayer le sable pour essayer d’y voir plus clair. Nos vêtements collent à la peau et avec les pores bouchés par la sueur et le sable, nous sommes particulièrement sales. Serge, sur son autoroute en surplomb par rapport à la piste, échappe un peu à ce marasme. Le ravitaillement se complique lorsque l’autoroute s’éloigne de nous par endroits. Dans l’après-midi, le vent se lève avec force dans notre dos. Il n’est pas rare de voir Serge disparaître dans un nuage de poussière. Ces conditions difficiles n’empêchent pas les chauffeurs chinois d’avoir le pied au plancher, malgré des pneus crevés et des chargements qui se balancent de gauche à droite ….Attention danger.
Au 25ème kilomètre, nous apercevons le Lac de Shuangta sur notre droite. cette masse d’eau verte émeraude au loin nous donne envie de prendre un bon bain. Ce lac est surtout réputé pour la pêche et ses poissons. Il permet l’irrigation des cultures et fournit aussi de l’électricité grâce à son barrage.
Au 62ème kilomètre, les ruines du village Qiaowan témoignent du passé historique de cette petite bourgade où se tient un musée : poteries, peintures…
Nous trouvons refuge dans un village en construction, Bulongji, à 2 km de la nationale 312, ou tout du moins ce qui en existe pour le moment. Cette petite route étroite est goudronnée et d’après Rémy va nous permettre d’aller jusqu’à Jiayuguan en évitant l’enfer des travaux de la 312.
Serge est exténué ce soir et ne rêve que d’une chose: dormir. A 20H00 il est au lit. Daniel essaie d’écrire le compte-rendu dans notre livre de bord ; en vain car toutes les femmes du village se sont données rendez-vous sur notre campement, agglutinées autour de Daniel elles tournent les pages, impossible d’écrire dans ces conditions. Daniel range la table et le tabouret et comme nous tous se réfugie dans sa tente.

