
temps gris sur le desert






passeport retrouvé

Madgid, notre guide et nos hôtes pour la nuit

repas en amoureux

J101 – 75.8Km
MARDI 28 MARS
N36 24.671 E55 44.513 (1115m – IBRAHIM ABAD) – N36 21.614 E56 31.630 (832m – 13km après ABAS ABAD)
75,8km – 10H13
Ce matin fut un départ un peu précipité où chacun a déjeuné debout dehors sous quelques gouttes. Le temps est menaçant et c’est pas de chance lorsque on est en campement. A 7H30’ les véhicules sont prêts, tout le monde s’en va. Mathieu prend les commandes du camping-car avec Claire tandis que Ben et Jean-Marc partent avec Serge au point de départ. Laure, hyper stressée repart à l’hôtel de Bastam avec Madgid pour retrouver son passeport perdu. A une semaine du passage de la frontière turkmène c’est une vrai catastrophe, d’autant qu’il est impossible de quitter le territoire iranien avec des copies et que ce précieux passeport contenait tous les visas jusqu’à la Kirghizie. Après un aller-retour de 5 heures et de multiples arrêts sur les lieux de ravitaillement et dans les postes de police, nous rentrons bredouille. Le camping-car est passé au crible, toujours rien. Le plan B est déclenché : appel à l’ambassade de France pour savoir comment refaire un passeport rapidement : impossible de faire quelque demande que ce soit avant la fin des vacances, c’est-à-dire lundi prochain. Le plan C consiste à appelé Dominique qui a mon deuxième passeport à Paris pour y obtenir le visa chinois cette semaine et me le faire envoyer par DHL, même si cela sera inconfortable car il manquera les visas. L’important consiste à ne pas faire ralentir Serge car le tableau de marche est serré pour arriver à la frontière chinoise avant sa fermeture pour 10 jours de congé entre le 29 avril et le 9 mai : toute l’administration chinoise est en congés et cette frontière entre la Kirghizie et la Chine est de toute façon fermée le week-end. Bref, c’est un stress complet.
« Mais Laure tu as bien regardé dans tes poches ??? » Laure regarde dans ses poches pour la xième fois et bien oui le passeport est au fin fond de la poche intérieure. Serge blague « c’est triste d’être atteint de troubles alzheimer si jeune ».
La tension redescend, j’en ai les larmes aux yeux.
Serge pendant ce temps avance et avance, pas trop bileux. Il parle et semble bien détendu. La fin de journée sera difficile avec la montée du vent qui le fauchera de ¾ face. Toute l’équipe va bien, nous profitons d’une fraîcheur relative dans ce paysage désertique que nous suivrons encore pour quelques jours. Pas l’ombre d’un arbre, juste quelques touffes végétales disséminées qui permettent la présence de quelques troupeaux de moutons dans le secteur.
Ainsi va la vie sur la course Paris-Tokyo qui poursuit son petit bout de chemin vers Sabzevar puis Mashhad avant d’atteindre dans une semaine la frontière turkmène.

