J11 – 12/28/2005


Départ et recupération des satellites pour la montre Garmin

Arrimage de la remorque par Daniel

Un moment tendresse et une pensé pour notre chienne terre-neuve Nil

Route touristique de Champagne

J11 – 68.9Km

MERCREDI 28 DECEMBRE
BRAGELOGNE – Intersection D105/D65 (Haute-Marne)
68.9km – 11H47

(Feuille de route dans la rubrique news puis parcours en France)

Notre coin n’échappe pas à la vague de neige qui paralyse la France ; les 12 cm de poudreuse fraîchement tombée cette nuit n’ont pas empêché Serge de prendre la route ce matin à 7H30, il fait -5°C.

Nous suivons à la trace non pas le yéti mais Serge.

Daniel a équipé le camping-car de chaînes indispensables sur la route touristique de Champagne que nous suivons ce matin. Nous apprendrons que ce circuit est également emprunté par les pèlerins qui suivent le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Bien que nous soyons en région Champagne, les anciennes bâtisses et fermes typiques, avec leur voûte en pierre, sont faîtes de pierre de Bourgogne de couleur ocre.

Serge court en chaussures de trail, entendre par là des running tout-terrain plus épaisses avec un meilleur maintien et des semelles légèrement crantées, qui lui donnent une meilleure adhérence sur la neige. Sa vitesse diminue et les appuis demeurent incertains sur ces petites routes vallonnées jalonnées de forêts magnifiques maculées de blanc.

A 12H00, il atteint Essoyes dans l’Aube, berceau de la famille du célèbre peintre Renoir.

Il est temps pour moi de vous présenter Daniel et son épouse Arlette qui nous accompagneront jusqu’à Munich. Daniel est le président du Club Cycliste Pédestre beuzevillais de Beuzeville-la-Grenier(76). Tous deux sont de jeunes retraités qui aiment l’aventure, la randonnée et la course à pied. D’ailleurs Daniel a plusieurs grands trails à son actif dont le marathon des sables. Le rythme est pris pour nos deux nouveaux compagnons de route.

L’étape se terminera dans la Haute-Marne près de Chaumont. Le thermomètre ne remonte pas et les températures auront eu du mal à atteindre 0°C. Aucune amélioration n’est annoncée pour les jours à venir. Serge ne semble pas souffrir du froid : il porte gants, bonnet, écharpe, coupe-vent et veste de pluie.

Alors pourquoi partir à cette époque? me demanderez-vous. Et bien pour la suite de notre périple, car l’Iran et l’Ouzbekistan deviennent des fournaises à partir de juin et le Tibet n’est facile d’accès que de mai à septembre.

Serge aura fini cette étape en marchant depuis Villars-en-Azois. La nuit et la route glissante auront réellement rendu sa progression difficile aujourd’hui et comme dit Serge : « on a sauvé la journée » 

A demain.


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD