
Serge salue des ouighours qui vivent de l’elevage des chèvres. Photo Thomas BREGARDIS

Ravitaillement en eau pour les chevres… et course pour Serge. Photo Thomas BREGARDIS

Apres 50km de course.. le visage poussiereux. Photo Thomas BREGARDIS

Un nettoyage s’impose Photo Thomas BREGARDIS

visibilité reduite….. Photo Thomas BREGARDIS

y’a t’il des nuages? un ciel bleu? Photo Thomas BREGARDIS

Aller Ludo et Francois on pompe, on pompe… Photo Thomas BREGARDIS

strapontins pour les retardataires…. Photo Thomas BREGARDIS

Figure locale…. Photo Thomas BREGARDIS

Un spectateur Ouighour, lors du combat de lutte. Photo Thomas BREGARDIS
J138 – 75.8Km
JEUDI 5 MAI
N40 05.073 E78 44.670 (1120m) – N40 32.548 E79 22.524 (1097m)
75,8km – 10H46
Nébuleuse!
Ce matin, nous nous réveillons dans une nébuleuse de poussière de sable qui restreint la visibilité à quelques centaines mètres. Nous ne profitons guère du paysage, les petites montagnes sur le côté gauche de la route sont à peine visibles.
Pour rendre les choses plus agréables, le vent de face est terrible, contraignant Serge à se plier en deux pour avancer. Au bout de 2 heures, notre coureur ressemble à un « petit sablé » : les cils, les sourcils, les cheveux, sans parler de son fuseau et de son sweat dont les couleurs sont incertaines. Serge dans ces moments d’inconfort reste zen, plaisantant au ravitaillement avec sa fine équipe. Comment fait-il ?
Les 20 premiers kilomètres sont ponctués de rencontres avec des bergers qui gardent des troupeaux de chèvres. Au ravitaillement, tout comme hier, Ludo et François s’emploient à se faire des formes (pompes et abdos), tandis que Liu et Thomas jouent au jeu des 3 pierres : un damier est dessiné sur le goudron et chaque joueur a 12 pierres, après c’est la stratégie qui prime et Thomas a encore quelques progrès à faire. Pendant ce temps, Serge avance pas à pas : S’imagine-t-il la vie qui anime les suiveurs à chaque ravitaillement ?
Heureusement en début d’après-midi le vent se calme, le fog poussiéreux demeure.
Nous ne croisons pas un seul village jusqu’au 70ème kilomètre qui accueille aujourd’hui plusieurs centaines de personnes autour d’un match de lutte. Achal est un village typiquement ouighour et très peu d’habitants y parlent le mandarin.
Le campement s’organise comme hier à 50 mètres de la route, 5km après le village. Pas de cuisine à faire, Rémy et Liu nous ramènent du Tian Me (soupe de pâtes) et du poulet aux piments ainsi que de la bière locale que nous apprécions tout particulièrement car il fait encore une chaleur lourde (37°C).
Cette journée n’aurait pas été complètement réussie sans l’attaque de dizaines et de dizaines de moustiques, qui n’aura tout de même pas fait fuir la bande des 4 autour d’une partie de belote (François et Thomas ne sont d’ailleurs pas très bons perdants !). Serge, même si il ne dort pas, se repose sur sa couchette du camping-car après un bon massage de pieds. Ceux-ci reprennent d’ailleurs forme humaine après 2 bains de pied et 2 massages. Ludo ferait-il des miracles ?
Quant à Daniel, après 4 campements on peut parler du rituel de la toilette et du rasage. La bassine posée sur la remorque, le gant de toilette à la main, Daniel brille comme un sou neuf et nous l’envions un peu. Heureusement, il y a les lingettes.
22H00, la nuit tombe doucement. Thomas et François regagnent leur chambre commune hissée au-dessus du 4×4, tandis que Daniel et Ludovic montent chacun leur tente. Serge et Laure profitent d’une relative fraîcheur dans leur couchette et s’endorment sereins.

