
Enfin de la végétation… Photo Thomas BREGARDIS

Sortie d’une zone industrielle. Photo Thomas BREGARDIS

Agriculteur Chinois… Photo Thomas BREGARDIS

Autoroute poussiereuse Photo Thomas BREGARDIS

recto…. Photo Thomas BREGARDIS

verso…. Photo Thomas BREGARDIS

Daniel discute de la pluie (et du beau temps?) avec une compatriote (vache normande) Photo Thomas BREGARDIS

Ombre Chinoise? Photo Thomas BREGARDIS

Laure au ravito’ Photo Thomas BREGARDIS

Un peu de fraicheur apres une semaine sous un soleil de plomb. Photo Thomas BREGARDIS

Direction… Tokyo Photo Thomas BREGARDIS

Joueurs de billards en exterieur… Photo Thomas BREGARDIS
J140 – 75.0Km
SAMEDI 6 mai
N40 54.937 E80 02.995 (1059m) – N41 20.411 E80 37.121 (1213m)
75km – 10H11
Alimentation.
Serge accuse la fatigue, aujourd’hui il souffre de problèmes intestinaux et a mal à l’estomac. Il sent qu’il n’a pas la pêche. C’est vrai que dès qu’il mange moins, il manque d’énergie et voilà 2 jours que le soir l’appétit n’est pas au rendez-vous. Il dit avoir besoin de viande et de graisse, lui qui ne mange jamais de viande grasse en temps normal, il se régale ici de morceaux gras.
En Chine, à part l’huile nous ne trouvons ni beurre, ni fromage malgré le lait de moutons et de chèvres. Le lait est bu nature ou avec du riz salé pour le petit-déjeuner. Le petit-déjeuner chinois est d’ailleurs composé uniquement de mets salés et avec la soupe de riz au lait, un assortiment de légumes marinés peut-être proposé. Nous sommes très loin de nos saveurs occidentales. Les chinois ne boivent que très peu de café, privilégiant le thé vert ou noir qui plus qu’une boisson fait partie intégrante de leur culture. Les repas sont d’ailleurs souvent accompagnés de thé.
Serge n’est pas amateur de thé, il prend toujours son « Nes » le matin et a éliminé le café lors des ravitaillements car il a le sentiment de ne plus le digérer. « Les petits Lu » sont toujours d’actualité mais sans la couche de beurre par-dessus, Serge en mange moins. Le petit-déjeuner s’avère moins copieux qu’auparavant et cela aussi pèse du mauvais côté de la balance. Durant la journée, Serge s’alimente bien et Ludo et Daniel veillent au grain. Il a retrouvé ses riz au lait, des barres énergétiques, des bolinos ramenés de France. Sur place, nous avons pu trouver des soupes de pâtes lyophilisées. Serge n’a toujours pas réintégré les compotes de pomme qu’il appréciait tant, surtout par temps chaud. En définitif, le ravitaillement n’est pas si routinier que cela et au fil des mois des adaptations et changements apparaissent.
Où sommes-nous ?
Que faisons- nous ?
Serge a contourné la ville de Aksu, toujours par la fameuse route nationale 314 que nous suivons au fil des bornes. Parti ce matin de la borne 1035, il s’arrêtera à la borne 960. Le changement de paysage est radical : succession de villages, beaucoup de manufactures de coton, beaucoup de gens et cette ambiance si particulière liée à la présence de centaines et centaines de peupliers, plantés en rang entre la route et les cultures. Ces rangées de peupliers s’étalent sur des kilomètres et des kilomètres. Nous pouvons imaginer leur utilité : les racines permettent de garder une relative humidité et le feuillage protège du soleil et du sable, toujours en suspension dans l’air.
A 14H00, un petit changement d’équipe : Daniel et Ludo rejoignent l’hôtel avec le camping-car tandis que Thomas et Laure prennent place dans le 4×4.pour les remplacer au ravitaillement. Ainsi Daniel et Ludo, après 1 semaine pourront faire leur lessive et quelques courses : ravitaillement en eau, en fruits et en cassettes (car la musique manque dans le 4×4) dans la ville de Aksu. Notre prochaine ville étape sera Kuqa dans 3 jours.
J’allais oublier : après 5 nuits et 6 jours, nous redécouvrons la joie de tourner un robinet d’eau. Adieu à la poussière, la crasse et la sueur séchée …..les lingettes sont en grève ce soir.

