
Retour de la chaleur… Photo Thomas BREGARDIS

Plus de 10.000km à pied, sa use, sa use…. Photo Thomas BREGARDIS

Serge en debut d’apres midi. Photo Thomas BREGARDIS

Poids mouche, parmi les poids lourds. Photo Thomas BREGARDIS

reflet aimant…. Photo Thomas BREGARDIS

c’est dur! Photo Thomas BREGARDIS

clin d’oeil Photo Thomas BREGARDIS

Serge en fin d’etape. Photo Thomas BREGARDIS

Massage réparateur. Photo Thomas BREGARDIS
J146 – 76.3Km
VENDREDI 12 mai
N41 58.098 E84 45.426 (959m) – N41 53.398 E85 37.211 (943m)
76,3km – 10H23
Voici la suite et la fin des réponses aux questions de Bernard concernant les douleurs que je vais un peu étayer :
LES DOULEURS ARTICULAIRES ET MUSCULAIRES :
Les douleurs articulaires sont inexistantes chez Serge, aussi incroyable que cela puisse paraître. Les radios prisent au fil du temps et ponctuellement montrent que Serge n’a aucun signe d’arthrose et une densité osseuse hors normes (malgré la rotation interne du fémur et rotation externe du tibia du côté droit, le genou ne souffre pas et après pas mal de discussions nous avons préféré ne jamais corriger ce pied droit qui part de côté, même si Serge trouve cela disgracieux, c’est son équilibre à lui).
Cela n’engage que moi mais là je dis qu’il y a prédisposition car nombre d’entre-nous, même plus jeune pourraient envier sa constitution osseuse. La seule douleur qui revient est une douleur vertébrale située à la charnière dorso-lombaire et qui semble être à l’origine de quelques douleurs projetées. A la radio, on note une rectitude de toute la colonne vertébrale qui indique une grande raideur et effectivement Serge est très loin d’être un modèle de souplesse.
Les douleurs musculaires, tendineuses et ligamentaires et même aponévrotiques : toutes les textures molles sont ultra-sollicitées et c’est là où je commence à me faire du souci car si en 1997, il me semblait que Serge courrait impunément, à ce jour je suis plus septique. Je pense qu’il y laisse des plûmes au fil de ses traversées : pubalgie en Amérique du sud (taches noires toujours présentes à l’Irm), entorse de la cheville droite en Afrique non soignée qui provoque maintenant une instabilité de la cheville et des douleurs. A noter aussi diverses petites douleurs récidivistes telles qu’aux tendons rotuliens du genoux, douleurs des ischios à droite, douleurs aponévrotiques du mollet droit (lié à un syndrome des loges opérés en 1994).
Est-ce que Serge s’habitue ou pas à toutes ses douleurs ? Oui, il vit avec tous ses bobos. Sur cette traversée il dit que ses jambes vont bien puisque encore ce matin dès les premiers 100 mètres, il était déjà en train de trottiner.
Le traitement de la douleur : Serge évite les AINS (Anti inflammatoire non stéroidien) qui lui font mal à l’estomac (en Amérique du sud, il avait suivi un traitement de 8 jours qui lui avait provoqué de terribles douleurs d’estomac puis un peu plus tard 15 jours de suppositoires toujours anti- inflammatoires. De nouveau au retour à cause de cette pubalgie, il avait suivi un traitement de 1 mois de Vioxx, retiré de la vente depuis). La course malmène l’estomac et Serge a décidé de ne prendre aucun traitement d’AINS sur cette traversée. Il a pris jusqu’alors et par période : du paracétamol et de l’aspirine spécialement entre les 8000 et 9000km. Sur les autres traversées, Serge appliquait du Flector Tissu Gel (nous ne croyons pas à l’effet bénéfique des pommades anti-inflammatoires). Sur cette traversée, je n’en ai pas pris, donc aucune pommade, gel ou AINS sur la Trans-Eurasie.
Serge a fait 2 cures de 15 jours de comprimés effervescents multi-vitaminés. Il prend de façon de plus en plus régulière (2 fois par semaine) : un smecta et un mopral. On remarque que ses troubles gastriques sont souvent liés à des troubles intestinaux (prise de carbo-levure). Il prend de la Fructoline (racine de Chicorée pour réguler sa flore intestinale et il a commencé depuis le Kyrghiztan à prendre de la Spiruline de chez Flamand Vert.
Pour conclure, Serge connaît bien son corps et ses douleurs qu’il dompte et qu’il maîtrise. Cependant chaque nouvelle douleur est toujours un grand stress. Une fois connue, la douleur devient tout de suite beaucoup plus supportable même si elle reste plus difficile en cas de fatigue, de stress ou d’inquiétude.
D’après Serge, seuls ceux qui vivent cela peuvent comprendre que ce n’est pas du masochisme. Bien-être de l’esprit, volonté et force du mental, satisfaction d’un objectif atteint, donnent à l’esprit la possibilité de transcender tous les maux du corps. Mais là, je pense qu’il s’agit d’un autre sujet !

