
Une "petite" monté pour commencer… Photo Thomas BREGARDIS

La tete des mauvais jours… Photo Thomas BREGARDIS

La tete des mauvais jours… Photo Thomas BREGARDIS

Photo Thomas BREGARDIS

Paysage lunaire… Photo Thomas BREGARDIS

Photo Thomas BREGARDIS

Photo Thomas BREGARDIS

Photo Thomas BREGARDIS

Photo Thomas BREGARDIS

Piste pour aller au campement… Photo Thomas BREGARDIS
J150 – 74.7Km
MARDI 16 MAI
N42 13.181 E87 49.946 (1490m – Yushugou) – N42 22.083 E88 33.892 (1703m)
74,7km – 10H38
150ème jour de course, les jours se succèdent et se ressemblent…
Depuis hier, la phrase de fin d’étape de Serge est : « vivement demain ».
Vivement demain pour avoir moins mal, pour avoir moins chaud, pour comptabiliser un jour de plus et oui, encore un, Sergio.
Serge ne regarde que ses pieds et à partir de midi la chaleur est écrasante (41°C) sur la route. Serge se tord à gauche à droite. On a le sentiment qu’il cherche un peu de confort dans son corps malmené. Sa douleur costale, plutôt que de s’atténuer, semble de plus en plus forte. Il ne parle pas, gardant pour lui ses misères et malgré les 500 mètres de dénivelé de la fin d’étape, il avance en trottinant, tête baissée. Serge ne lâche rien, il ne cède rien au point où pour un œil non habitué, il serait facile de dire ça va, il avance. Un œil avisé va remarquer sa foulée, l’attitude de cette silhouette pliée, le balancé des bras quasi inexistant, la tête dans le guidon, le faciès fermé, le front plissé, le menton rentré. Cette attitude qui caractérise la course des mauvais jours, la douleur physique et la bataille entre le corps et l’esprit.
La nouvelle nationale 314 sur cette portion est une 2×2 voies. Le plus drôle c’est lorsque cette 2×2 voies devient une voie à double sens et que chacun roule comme bon lui semble, ça devient du n’importe quoi et cette anarchie totale rend les arrêts des véhicules périlleux et dangereux. Au moins ça met un peu de piment et ça alimente les conversations. Le paysage toujours désertique a changé et nous évoluons maintenant dans un petit massif montagneux avant de rejoindre la dépression de Turpan à quelques 154m en dessous du niveau de la mer.

