
Départ dans la douleur pour Serge…. Photo Thomas BREGARDIS

Une journé éprouvante l’attend…. Photo Thomas BREGARDIS

Un bandage pour essayer de soulager sa cote douloureuse…. Photo Thomas BREGARDIS

Route parmis les montagnes… Photo Thomas BREGARDIS

Dunes et montagnes au programme de la journé… Photo Thomas BREGARDIS

Et aussi des lignes droites…. Photo Thomas BREGARDIS

Chargement improbable a quelques 50 °C en plein soleil…. Photo Thomas BREGARDIS

De l’eau en abondance pour refroidir la machine… Photo Thomas BREGARDIS

Direction TOKSUN…. Photo Thomas BREGARDIS
J151 – 74.0Km
MERCREDI 17 MAI
N42 22.083 E88 33.892 (1703m) – N42 52.028 E88 36.531 (35m – 8km après Toksun)
74km – 9H34
Record de chaleur.
Un début de journée sous le soleil qui commence par une petite montée (1740m) jusqu’au 10ème kilomètre. La douleur costale de Serge devient insupportable et nécessite la pose d’un bandage dès le deuxième ravitaillement, juste avant d’entamer une longue descente de 50km qui nous mènera à Toksun, quasiment au niveau de la mer. Le paysage est somptueux et Thomas et François se régalent. Les dunes de sable se mélangent aux montagnes, nous ne pouvons que nous extasier. La ligne d’horizon au loin se confond avec le ciel et nous donne l’impression de plonger dans un océan de terre. En réalité, au 60ème kilomètre, nous plongeons dans une fournaise : 51°C au soleil sur la route. Serge est rouge cramoisi. Sa fréquence cardiaque affiche 101 pulsation/minute de moyenne sur la journée pour 96 habituellement. Il mouille son bob à chaque ravitaillement. Pas la peine de chercher un petit coin d’ombre, il n’y en a pas. Pour notre plus grand bonheur, nous trouvons à Toksun un petit hôtel climatisé qui va nous permettre de recharger les batteries au frais. Serge est épuisé ce soir et douloureux de partout, le moindre mouvement lui arrache une grimace. Il appelle ses parents car cela fait bien longtemps qu’il n’a pas pris de nouvelles. Serge est bien trop pudique pour se plaindre ou gémir et bien trop conscient d’être là de son propre chef, c’est son choix. Quel meilleur réconfort que d’entendre la voix de son papa et de sa maman.

