J156 – 5/22/2006


Une belle ligne droite pour commencer. Photo Thomas BREGARDIS

Hors route… Photo Thomas BREGARDIS

Serge se bagarre avec le vent…. Photo Thomas BREGARDIS

Arrêt momentané. Photo Thomas BREGARDIS

Piste chinoise. Photo Thomas BREGARDIS

Route parallèle. Photo Thomas BREGARDIS

Photo Thomas BREGARDIS

Un point rouge a l’horizon: Serge. Photo Thomas BREGARDIS

Ludo protège Serge du vent. Photo Thomas BREGARDIS

Le vent sévit régulièrement ici. Photo Thomas BREGARDIS

Le camping-car protège Serge de l’air déplacé par les poids lourds… Photo Thomas BREGARDIS

Des chameaux sur la route de la Soie…. Photo Thomas BREGARDIS

J156 – 50.1Km

LUNDI 22 MAI
N43 22.827 E91 34.868 (1045m) – N43 22.488 E92 08.833 (1614m)
50km – 9H04

2 courses : 23,2km – 4H23’ et 26,9km – 4H41’.

Force 12 et baissé de rideau !

Il semblerait que vous nous ayez envoyé la tempête de vent qui a sévi ce week-end sur la France. Elle est arrivée jusqu’à nous et là trop c’est trop, le combat est perdu d’avance.

A midi, Serge jette l’éponge, stoppe son cardio et monte dans le camping-car. La journée semble terminée pour lui, il est épuisé physiquement et moralement. On va passer l’après-midi à prier Eole de se calmer un peu et on verra demain. Nous prenons le déjeuner dans le camping-car car il est impensable de manger dehors, ni d’installer une tente. Serge s’allonge, chacun fait la sieste ou discute. Ludo et Daniel sont dérangés des intestins et le vent nous abrutit. Au-delà de sa persévérance, Serge ne peut tout bonnement plus avancer. Quelle journée ! Que faire ?

A 15H00, Laure propose à Serge de retourner à la borne 3746 à laquelle il s’est arrêté car de toute façon, il va falloir trouver un endroit pour camper. Bon gré, mal gré Serge décide de rechausser ses runnings et prend un deuxième départ sur une piste qui longe la route. Il parvient à trottiner puis il retrouve le bas-côté 10 km plus loin, soit 2 heures après ; et là le stress reprend le dessus. La peur d’être aspiré par un camion, la peur d’être projeté dans le ravin par une grosse rafale (nous sommes en montagne, le profil est accidenté, il n’y a que peu de dégagement et parfois la pente ravinée est raide).

Nous décidons de suivre Serge pour des raisons de sécurité, les camions qui nous doublent passent plus loin de Serge et nous sommes là prêts à réagir en cas de danger ou si les choses devenaient trop dangereuses. Il faut avouer que c’est limite, limite : Serge piétine, s’arrête écarte les jambes et les bras pour essayer de se stabiliser lors de l’attaque du vent. Tous ses muscles sont tétanisés, ce vent est glacial et vous glace le sang.

Personne n’a d’idée pour camper : il n’y a aucun relief pour nous protéger. Daniel a l’idée de demander au poste de péage, qui accepte de nous prêter un coin de leur parking au pied d’un bâtiment qui nous abrite un peu, nous permettant ainsi de monter les tentes. Nous profitons également de leur cantine pour manger au chaud. Ce sera un campement adapté aux vues de l’heure tardive et des conditions météorologiques.

Serge : «  Si je tombe et si je me casse, la course est finie, je n’ai jamais eu aussi peur ».


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD