J41 – 1/27/2006


1er kilomètre en Albanie

Mosqué

Arrivé sur Skohder

Vendeur de poisson sur le bord de route

J41 – 71.0Km

VENDREDI 27 JANVIER
Poste frontière du Monténégro (N42 19.768 E19 25.055) – 2km avant Lezhé (N41 47.865 E19 37.983)
71km – 10H15

Nous voici en Albanie, Serge a déclenché son chrono 200 mètres avant le poste de sortie du Monténégro et il aura été stoppé 37 minutes et 48 secondes pour passer les 2 postes frontières. L’équipe a eu besoin de 10 minutes de plus pour le passage des véhicules. Entre la police et la douane, nous payons 75€ en euros. C’est écrit, nous ne cherchons donc pas d’explication d’autant que la douane nous laisse tranquilles. Ma hantise est de passer des heures pour une fouille complète des véhicules avec le devoir de tout justifier. Ouf, nous voici en Albanie et à 13H30 Serge passe la ville polluée, poussiéreuse, sale et bruyante de Shkoder, ou Shkodra en fonction des écritures. Même si Podgorica était un avant goût de ce qui nous attend ici, nous voici confrontés à un pays surprenant. Les charrettes tirées par des petits chevaux faméliques partagent la chaussée avec un bataillon de Mercédes dont certaines encore immatriculées en Italie, France, Allemagne ou Angleterre sont flambant neuves ! La police est omniprésente sur l’axe routier qui relie Shkoder à Tirana et on a même vu des radars. Tout cela n’empêche pas les policiers de faire la bise à leurs amis…

Dans les rues, très peu de femmes sont visibles alors que les hommes sont partout. Il n’y a qu’à Skhoder que nous verrons des jeunes filles très apprêtées : maquillage, talons aiguille, jeans évasés semblent rompre avec le poids des traditions.

La monnaie est appelée Lek All et pour 1€ vous avez 120 Leks.

En Albanie tout se vend : les vêtements et chaussures d’occasion sont étalés en tas par terre, c’est ce qu’on appelle le marché parallèle. L’essence se vend sur le bord de la route au litre malgré quelques stations services assez récentes sur le bord de la Nationale.

Il y aurait encore beaucoup à dire pour décrire la réalité des choses qui s’offrent à nos yeux et ce sentiment de malaise de voir un tel laisser-aller de saleté et de trafics en tous genres.

Serge a été abordé 2 fois : Tout d’abord par 3 loustics en mercedes qui ont pilé devant lui avec la ferme intention de lui faire boire du Whisky (qu’ils transportaient dans la voiture) et de le faire fumer (nous n’avons pas compris le message…), ensuite par une dizaine de jeunes enivrés qui souhaitaient lui piquer sa montre. Serge refusant, il s’est fait bousculer avant qu’un adulte au loin n’arrive à son secours.

A partir de demain il y aura une protection rapprochée du coureur, car il reste livré à lui-même entre les ravitaillements.


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD