J63 – 2/18/2006


Changement de pneumatique

Fin des N °4 (chaque paire est numéroté)

Descente du col

Descente du col

Sandwichs au saucisson turc

René au ravitaillement

Avant de bifurquer vers le nord-est direction Bartin

J63 – 73.2Km

SAMEDI 18 FEVRIER
N41 25.544 E31 43.575 (7km du centre de Zonguldak) – N41 31.722 E32 10.920 (20km avant Bartin)
73.2km – 9H19

2 mois déjà.

Le temps qui s’écoule reste une grande énigme sur cette course au long court : la longueur et la répétition des journées ( 7 jours sur 7, faire et défaire ses bagages, les mêmes gestes, les mêmes automatismes) pourraient donner l’impression que c’est long, très long mais au final nous n’avons pas vu passer ces 2 mois . Notre vie de nomades est hors du temps. Notre vie est rythmée par la course : Joel et René se lèvent à 6H00 et font leurs bagages. Joel est en charge du ravitaillement, à savoir : préparer les thermos et les sandwichs pour Serge. Quant à René, il prépare les véhicules et veille à ce que tout fonctionne : niveau d’huile, succinct nettoyage de l’habitacle du 4×4 et du camping-car. A 7H00, tout le monde déjeune. Serge se lève à 6H45. A 7H40, le 4×4 et Serge prennent le départ de cette journée : 9H00 à 9H30 à passer sur la route quelque soit le temps. Pas de trêve. A 7H40, je tape ces quelques lignes quotidiennes et répond aux mails reçus. Je projette également la suite du parcours aux contacts de nos différentes agences, car après la Turquie nous serons accompagnés par des locaux.

Beaucoup me demandent qu’elle sera la suite de notre parcours : Iran, Turkmenistan, Ouzbekistan, Kirghiztan, Chine et enfin Japon. Il a fallu jongler avec les délais pour obtenir les visas nécessaires à partir de l’Iran. J’en profite pour remercier Dominique Girard qui s’est occupé de ces visas pour nous sur Paris, spécialement la semaine qui a précédée l’arrivée de la nouvelle équipe le 12 février. Sa semaine a été plus que chargée et ce n’est pas terminé. Pourquoi obtenir ces visas en France alors qu’il existe des consulats à Téhéran et dans les autres pays? Nous ne pouvons tout bonnement pas nous permettre d’attendre 3-4-5 jours ou semaines pour l’obtention d’un visa car notre caravane doit avancer, Serge doit courir tous les jours malgré le passage de nombreuses frontières. La logistique et l’organisation doivent être au top et Serge ne doit en aucun cas être bloqué.Il doit progresser chaque jour.

Après une quinzaine de ravitaillements et un peu plus de 70km par jour, nous avons toujours trouvé le confort d’un petit hôtel avec eau chaude, et la douche est un luxe qui fait un bien fou au moral. Le massage suit puis c’est le moment du chargement de la montre et des appareils photos sur l’ordinateur. Régulièrement, Serge, lunettes sur le nez, consulte ses messages et tout ses mails sont alors triés. Durant la nuit, le téléphone, la montre, la station par satellite et l’ordinateur rechargent leurs batteries, tout comme nous.

Cette journée, a été marquée par des crampes intestinales pour Serge en fin d’étape. Mouillé, il a eu froid et ce n’est pas la première fois que le froid lui provoque ce mal de ventre. Il ne viendra pas manger avec nous : un bon bouillon aux vermicelles, 2 spasfons et au lit. Serge est fatigué et s’endort rapidement.


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD