J84 – 3/11/2006


J84 – 75.4Km

SAMEDI 11 MARS
N39 07.679 E44 57.142 (1043m – après MARGANLAR) – N38 36.062 E45 15.369 (1004m)
75,4km – 9H54

Un petit point sur le nombre de kilomètres parcourus en Turquie : 2119km. C’est pour l’instant le plus grand pays que nous avons traversé. La Turquie aura été un havre de paix et de sérénité. Si vous ne savez pas où aller passer vos prochaines vacances, n’hésitez pas les turcs sauront vous accueillir.

Retour sur les 6000km : Serge a parcouru ce millier de kilomètres (entre 5000 et 6000) en un temps record :

A 20H30, hier soir nous étions au lit (soit 18H00 en France).

Nous quittons ce matin la famille Alipour, qui nous a offert le gîte de façon gracieuse puisqu’ils n’ont accepté aucun règlement, même en insistant. Nous étions donc leurs invités tout comme des amis ou des membres de la famille. Cela nous paraît incroyable et même gênant. L’hospitalité musulmane est sans conteste la meilleure au monde. Nos hôtes ont tout de même acceptés quelques t-shirts souvenirs de la course. Il faudra penser à avoir des petits cadeaux à offrir, à défaut de monnaie sonnante et trébuchante.

Serge quitte la maison à 7H45, sous le soleil revenu. Nous nous dirigeons vers Tabriz. Le route est belle et de bonne qualité, nous sommes entourés de petites montagnes pelées : aucune végétation ne recouvre ces monticules de couleur gris-vert tirant sur l’ocre et le marron. De part et d’autre, de grands champs labourés témoignent d’une importante activité agricole dans la région.

Serge est heureux, sa tête fait la girouette pour admirer le paysage d’autant que la circulation n’est pas trop intense.

L’altitude baisse de jour en jour : Serge a monté une longue côte de 16km pour atteindre 1338m avant de redescendre progressivement jusqu’à la fin de l’étape. Cela ne l’a pas empêché d’avoir un coup de « mou » au 69ème kilomètre. Une baisse de régime que nous appelons hypoglycémie. Serge s’assoit 3 minutes prend un sucre et ça repart doucement, très doucement. Nous aurions pu penser que sa journée allait s’arrêter là mais non, il a persévéré encore 6 km.

Serge est sans doute quelque peu fatigué après 2 mauvaises nuits passées et le décalage horaire qui, même si nous continuons à vivre à l’heure solaire, nous a un peu chamboulé.

Ce soir, nous dormirons près d’une station service au milieu de nulle part dans une mosquée conçue pour les voyageurs et les routiers, mais comme il n’y a pas d’eau elle est peu fréquentée et cela fait notre affaire.


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD