J85 – 3/12/2006


J85 – 75.7Km

DIMANCHE 12 MARS
N38 36.062 E45 15.369 (1004m) – N38 19.467 E45 55.614 (1516m )
75,7km – 10H31

Petit-dejeuner à 7H00 pour un départ à 7H35’.

Serge, tout comme hier, connaît un début de course agréable. Il est détendu puis la fatigue le gagne sur la deuxième partie de course. D’autant qu’au 50ème kilomètre ça monte, et ça remonte à près de 1800m.

René a aujourd’hui parcouru 10km avec Serge, il est enchanté de se remettre à la course à pied. Il projette d’ailleurs de faire un marathon en 2007. Le début de l’entraînement commence pour lui.

Le soleil est agréable : -1°C au départ et une bonne vingtaine de degrés au cœur de l’après-midi. Il n’y a guère que Georges pour oser le t-shirt. Pour ma part, j’ai opté pour un bandeau qui me couvre en partie les cheveux : ne pas choquer et s’adapter sont les règles de tous voyageurs. Les femmes ici portent quant à elles un simple foulards ou un hidjab (couvre entièrement les cheveux, on voit le visage) ou un chador de couleur noir qui descend jusqu’au pied et enveloppe tout le corps et dans ce cas on ne voit que les yeux : celui-ci est maintenu par les mains et là j’avoue je sèche : comment font-elles pour libérer leur main et porter leurs commissions ? Pour finir cette parenthèse sur les tenues vestimentaires, nous avons croisé un couple sur la route qui s’est arrêté pour nous saluer et madame portait un simple foulard et un pull assez moulant qui lui découvrait les avant-bras. Mais là, ce n’est que pour la voiture ! En définitif, il y a des règles mais chacun les adapte avec ses propres convictions.

Quant à notre guide, Medhi, il nous est d’un grand secours pour les conversations avec les iraniens car le farsi ou persan (ne pas confondre avec l’arabe), ce n’est franchement pas évident même si il y a des mots français inclus dans cette langue. Medhi s’adapte à notre rythme de tortue, il aura même fait quelques ravitaillements.

Serge ce soir comprend enfin d’où viennent ses coups de pompe de deuxième partie de journée : ce soir il a le nez qui coule, il a mal à la gorge, les ganglions sont douloureux ainsi que la tête. Tout cela, nous rappelle ce fameux passage de frontière où Serge est arrivé transi au point de ne plus pouvoir se deshabiller tout seul et ne parvenant pas à se réchauffer. Nous avons sorti le stock de paracétamol ! Affaire à suivre….


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD