J94 – 75.2Km
MARDI 21 MARS
N35 41.551 E50 48.671 (1172m) – N35 35.118 E51 31.827 (1163m – sortie de Téhéran)
75,2km – 10H30
Ouf, Serge est parti. Le petit-déjeuner fût des plus légers mais à 7H30, Serge quitte le mausolée de Safa Dasht direction Sahariyar. Le vent est encore favorable, et le ciel bleu limpide nous permet de voir le mont Damavand (5604m d’altitude) qui surplombe Téhéran au nord-est. Dès le 35ème kilomètre, Serge rentre dans les faubourgs de Téhéran. La circulation, bien qu’allégée pour cause de congés, reste malgré tout très dense.
Le centre-ville est déserté, tous les magasins, administrations, banques (ce qui ne fait pas mon affaire car aucune carte de crédits n’est acceptée. Le seul moyen de paiement c’est le Real, or le dollards ne se change que dans les banques centrales de quelques grandes villes : il faut donc s’organiser), entreprises sont fermés et cela pour au moins 4-5 jours. L’autoroute du sud en direction de Qom et du cimetière où est enterré l’Ayatollah Khomeini est saturée. Serge traversera Téhéran du sud-ouest vers le sud-est pour rejoindre Semnan puis Mashhad à l’est du pays.
René et Madjid ont la lourde tâche de guider Serge dans toute la ville : ce n’est pas une mince affaire d’autant que la conduite est très sportive : c’est un peu comme dans la jungle la loi du plus fort. Il ne faut pas essayer de rivaliser de crainte d’y laisser une aile ou un pare-choc. Serge a perdu 30 minutes pour cause de non-signalisation de la route (attention, il y a des points en moins dans l’équipe du 4×4). Il est difficile de le croire sans l’avoir vécu et de réaliser la difficulté de guider un piéton dans ce genre de grande ville. Serge est bien-sûr bougon de ce contre-temps mais indulgent.
Ils mettront 1H00 pour regagner l’hôtel dans le centre-ville où nous attendons ce soir la nouvelle équipe. Ce fût une longue, une très longue journée.
Serge est éreinté mais heureux d’avoir traversé Téhéran, ville de 13 millions d’habitants. Demain sera un autre jour sans doute meilleur. Après une quasi nuit blanche la nuit passée, je lui fais grâce de la pause du holter : appareil qui sert à enregistrer un électrocardiogramme que nous envoyons ensuite à l’hôpital de Saint-Etienne dans un service qui fait des études sur la physiologie cardiaque.
La nouvelle équipe arrive à l’hôtel à 23H15. René et Laure les attendaient avec impatience. La nuit va être courte. Le petit-déjeuner est prévu pour 6H00. Tonton et René ont préparé leurs bagages, encore une journée pour eux et demain à leur tour ils s’envoleront pour Paris.

