La route est longue pour celui qui ne va pas au bout de ses rêves.

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J161 – 26/3/2010

J161 – Vendredi 26 mars: Ciucea – Oradea


Joli paysage


Nouveaux compagnons de route


Photo souvenir


La route continue


Petit cailloux dans les chaussures


Bertrand souriant comme d’habitude


Mamie Erina à Lugasul de jos


Maisons sont toujours bien alignées


La monnaie roumaine

73,90km – 10H14’
Altitude : 148m

Une dernière étape en Roumanie, que je quitte avec l’envie d’y revenir. Merci à tous les Roumains que nous aurons rencontrés sur notre route ces 10 derniers jours . Ce fut une terre d’hospitalité et de sourires, et une succession d’agréables surprises, des paysages variés. La langue ne fut pas un obstacle pour communiquer ( bon à savoir, en 2006, Bucarest a accueilli le XIème sommet de la francophonie). Dorénavant, les pays vont se succéder assez vite dans le temps, puisque le programme du prochain mois est le suivant : Hongrie, Slovénie, Autriche, Slovaquie, République Tchèque et Pologne.
Cette journée fut un copié-collé de celle d’hier, une route nationale lancinante et une guirlande de camions, le transport international routier est roi, et la circulation encore plus incroyablement dense que d’habitude. Serge a compté pendant au moins 3 heures et fait des stats du nombre de véhicules qu’il croise (donc dans un seul sens) et cela donne le résultat suivant : moyenne de 17 véhicules à la minute, donc plus de 1000 à l’heure et sur 10H00 de course = 10000, on peut en rajouter autant dans l’autre sens.
A noter que depuis que nous sommes dans les Carpates, nous ne voyons que très rarement des chiens errants, qui au final représentent un réel problème dans le sud du pays et dans les villes telles que Bucarest et Pitesti. La vigilance demeure, mais la psychose s’est évaporée depuis un bon moment. Le pire endroit pour les chiens hargneux demeurera sans conteste, la Grèce du Nord, soit la Macédoine, qui détient la palme d’or du nombre de chiens errants et agressifs.
Nous quittons la région de Transylvanie pour rentrer dans celle de la Crisana. Oradea que nous atteignons ce soir, est la capitale de cette région frontalière avec la Hongrie, rattachée à la Roumanie après la Première Guerre Mondiale. Tout comme en Transylvanie, la population hongroise y est importante ( A Cluj, 20% de la population est hongroise).
Au 10ème km, 3 coureurs de Oradea : Cristian, Istvan et Jozsef viennent rejoindre Serge sur la route. Ils ont adhérents à 2 clubs : Ro Club Maraton  de Bucarest et le XTR Triathlon Oradea, d’ailleurs ils organisent en juin prochain, leur premier triathlon « iron-man ». Jozsef, qui court le marathon en moins de 2H30’, participera avec ses amis au marathon de Debrecen en Hongrie, dans 2 semaines. Après 10km de bavardages, la montée d’une belle côte à Bucea les freinent , puis dans la descente, ils repartent. Une légère pluie matinale a laissé place à un franc soleil et au vent. Le T-Shirt est très supportable.
Ce soir, nous calculons combien il nous reste de Lei, car depuis la Bulgarie, il nous faut adopter la devise locale, et demain en Hongrie, le Lei (ou Ron) n’aura plus cours. Nous pourrons écouler la monnaie locale en plein de carburant. Celui-ci est au même prix en Hongrie soit 1€ et quelques centimes le litre. Depuis notre départ, à quelques centimes près, le Gazole ne vaut jamais moins de 1€, excepté en Espagne où nous avions trouvé le litre à 0,969€ le litre dans le nord.
Enfin, si vous projetez de partir en vacances en Bulgarie et/ou Roumanie, et garder le contact avec votre tribu en emportant votre ordinateur ou notebook, le wifi est gratuit partout et facile à trouver. Le wifi reste souvent payant en France et en Italie et pas toujours facile à trouver…

Ville : Oradea

GPS : N 47.0211.1° E 021.5916.3°