
Arrivée d’Eliane au dessus de Riga

Maison de bois au bord de la mer

La Mer Baltique

Bye Bye Riga

Escort Runner

Transport de bois
74km –10H34’
Altitude : 40m
Nous quitterons demain la Lettonie pour rentrer en Estonie. Les pays Baltes qui étaient un grand mystère pour nous, le sont un peu moins. Ainsi, nous avons pu constater que les forêts sont immenses et omniprésentes, l’exportation est donc importante et par exemple, la France importe 40% de ses besoins en bois par la route de Baltique, qui transite en général par la Finlande. Aujourd’hui comme depuis une semaine, nous traverserons des forêts, les arbres sont si hauts qu’il nous est tout juste permis de voir le ciel.
Ce qui m’a pour ma part, interloquée, c’est le coût de la vie, le prix des denrées alimentaires par exemple, des auberges, hôtels, et des restaurants, plus chers qu’en Pologne par exemple. Pour le gazole, c’est identique partout dans l’Europe de l’Est soit 1,10€ le litre. Le salaire minimum est 5 fois inférieur à celui de la France, alors ma question demeure, comment font les gens qui touchent par exemple un salaire moyen de 500 à 600€ par mois pour vivre !
La Lettonie est à priori fort touchée par l’inflation et les prix se sont envolés ces dernières années. Pour certaines personnes, les salaires suivent l’inflation, pour d’autres, ce n’est pas la cas. Les disparités doivent être grandes au niveau social. Enfin, pour 1€ vous avez 0,7 lats, la monnaie nationale. Tout comme bon nombre de pays attendant de passer à l’Euro, ils travaillent déjà sur les idées d’emblèmes ou autres effigies qui s’afficheront derrière les pièces de monnaie en euros.
Pendant ce temps là, Serge court et avance avec un genou gauche à nouveau douloureux aujourd’hui, qui a une tendance à se bloquer, mais Serge n’est pas replié sur sa douleur. Il reste ouvert à ce qui l’entoure et à ses suiveurs.
Nous pensions qu’ Eliane, hier après-midi, nous avait enfin apporté le soleil et bien non, une journée orageuse entre éclaircies et crachin. A défaut de soleil, elle nous de la fraicheur et cela fait du bien à toute l’équipe.
Le matin Serge mange peu lors du petit-déjeuner, trop peu et puis suivent 14 ravitaillements. Alors, lorsque nous lui faisons une réflexion sur le fait qu’il s’alimente peu pour son premier repas du jour, il rétorque qu’il mange toute la journée et qu’il en a assez comme cela !
Enfin pour répondre aux 3 questions de Sylvain :
1) Courez-vous sous un orage ? Serge court par tous les temps, les plus beaux orages sous lesquels Serge ait couru, c’est sans nul doute aux USA près de Colombus en 1997
2) Comment faites-vous pour ne jamais vous tromper de chemin en courant ? Serge ne s’occupe pas de la route, ni du chemin à suivre, nous sommes là, « les suivistes » pour cela.
3) Avez-vous un système de communication sur vous, lorsque vous courez, pour échanger avec l’équipe qui vous suit ? Téléphone, radio,… ? Non, mais j’avoue qu’à un moment donné, nous évoquions lors de la traversée des capitales, d’équiper Serge, du même système que les cyclistes avec leur oreillette, qui peuvent entendre leur directeur sportif. Sinon, Serge n’a pas de portable sur lui. Alors si ça allait mal, il devrait tout de même rejoindre le véhicule qui fait des sauts de puces, tous les 5km, ou alors à nous de veiller au temps qui passe entre 2 ravitaillements et de s’inquiéter de ne pas voir Serge et de vite faire demi-tour, mais ce n’est pas encore arrivé sur ce Tour d’Europe.
Ville : Borne 74 sur A1
GPS : N 57.33’38.2° E 024.26’02.3°

