J64 – 4/12/2003


J64 – 43.5Km

Jeudi 4 décembre : N 18°12.676°/N 18°27.027’E10°10.082°/E10°30.208′ J 64 : 43,5K (9h49′) Total : 4311K T° : min 11°C – max Altitude : 443 m
Ciel dégagé, vent nulUne fois n’est pas coûtume, hier la soirée s’acheva autour d’un feu de bois après la récolte fructueuse de Ludo et Serge qui ont ramassé au gré des kilomètres, le reste de bois laissés par d’anciens bivouacs sur les bas côtés de la piste. Serge, plongé dans ses pensées reste muet. Les regards convergent vers ce feu, il n’y a pas besoin de paroles pour apprécier ce moment unique. Puis les uns après les autres nous regagnons nos chambres champignons plantées sous les étoiles. 5h30, le réveil sonne pour Alexis, Laure et Serge. Il fait encore nuit. 6h10, le départ est lancé pour une nouvelle journée, le campement est encore endormi. Serge trottinne sur ce sable rendu un peu dur par la fraîcheur de la nuit, il boitille toujours. A 8 km, Serge installe une talonnette pour surélever le talon et soulager ainsi son releveur. L’expérience n’est pas concluante. Après 12 km, il enlève ses runnings et marche en chaussette comme hier. Il s’enfonce tellement dans le sable mou et profond que le pied déchaussé lui permet de mieux stabiliser ses appuis et ainsi de moins solliciter la cheville. Autre petit souci, ces lèvres ne sont qu’une plaie malgré le beurre de karité qu’il applique 8 fois par jour, et le goulot de la gourde lorsqu’il boit devient une torture. La solution sera trouvée avec le « camel bag », petit sac-à-dos avec une poche d’eau d’où sort un tuyau duquel Serge aspire sa boisson. Ce sac est bien connu des trekkers et des cyclistes.Alexis, le dos encore endolori de ses essais d’hier est anarché d’un appareil appelé le glidecam (voir photo) qui lui donne l’air d’un extra-terrestre. En tout cas, la « bête » ne semble pas facile à dompter… Au 20ème kilomètre, le TP3 et le pick-up nous rejoignent. Durant 4 kilomètres, nous organisons la fin de journée en fonction des impératifs de chacun. C’est l’occasion de se raconter les petites anecdotes, nous apprendrons ainsi que ce matin au réveil, Laëtitia pas encore tout à fait réveillée, a pris une bouteille d’eau minérale pour aller prendre sa douche. Les garçons un brin moqueur l’ont arrêté à temps . Et non, sur la trans-afrique on ne se lave pas encore à l’eau minérale. Chemin faisant sur cette piste toujours aussi désertique, une ombre se déplace à vive allure, il s’agit d’un fennec qui tout en s’enfuyant galope aussi vite sinon plus vite que le mulet. Ce fameux mulet piloté par Jean-Claude a gravi bravement la dune 400, il aura fallu juste enclencher le ventilateur pour cause de surchauffe mais pas d’ensablement pour ce jour. L’insolite du jour : un panneau de signalisation affichant « PUIT dans 50 Km ».L’image du jour : la carte postale sur laquelle repose notre camp. Les dunes nous entourent et notre nid est installé dans le creux d’une vague. Nous devons nous approcher du paradis !