J1 – 83.0Km
02/10/03 – Dakar / Keur Madaro (près Thiès) Jour : 83 K (9h07′) Total : 83 K
IL EST PARTI ! Il était précisément à 07h20 ce matin – heure TU et heure de Dakar (09h20, heure de Paris) – lorsque Serge s’est élancé pour sa quatrième course transcontinentale. Après les deux Amériques et l’Australie, voici donc enfin arrivé le tour depuis longtemps progammé de l’Afrique, en vérité un énorme morceau du projet global de Serge (les cinq continents en course à pied à raison d’une traversée tous les deux ans). Depuis la Pointe des Almadies, point le plus occidental du continent et jusqu’à la Grande Pyramide du Caire, ce sont maintenant quelque 8000 kilomètres de routes, de pistes et de sable qui meubleront à raison d’une dizaine d’heures quotidiennes les 100 prochains jours de Serge et de son équipe d’assistance.La douce quiétude du point du jour de ce »Cap Finistère » africain n’aura pas été longtemps troublée par le départ en toute discrétion de la TransAfrica 2003, sous les caméras de la Radio Télévision Sénégalaise et d’un correspondant français de FR3. Octobre marquant la fin de la saison des pluies en Afrique occidentale et celle-ci ayant été providentiellement bien arrosée ces derniers mois, l’hygrométrie ambiante se révèle très forte. Dès 9 heures du matin, celle-ci s’additionnant à la température escaladant trop vite les graduations du thermomètre, la moindre agitation vous colle alors à la peau.Comme à chaque départ (Los Angeles, Sydney, Lima), les premières foulées de ce drôle de joggeur au long cours consisteront à s’extraire du trafic matinal. Dakar et ses 3 millions d’habitants n’échapperont pas à la règle, pour une trentaine de kilomètres difficiles entre bus déglingués, véhicules hors d’âge et charrettes à cheval, avant d’abandonner pour longtemps le rivage atlantique laissant la place aux premiers baobabs et aux larges, très larges sourires de la population.Une léger tiraillement à l’aine, deux arrêts nécessaires de cinq minutes pour se refroidir le crane déjà en surchauffe, le vif du sujet est abordé sans tarder. A l’issue de cette première étape, Serge s’avoue surpris par la difficulté de cet environnement climatique et par sa moyenne horaire (un peu moins de 8,30 km/h). Avec le sourire toutefois et un moral non entamé, se rappelant qu’à chaque départ, les premiers jours d’adaptation sont loins d’être les plus faciles.


