J2 – 75.5Km
03/10 – Keur Madaro / Diourdel Jour : 75,5 K (10h32′) Total : 158,5 K
Le campement inaugural s’est donc posé à l’entrée du sympathique village de Keur Madaro qui aura vécu hier soir une animation peu commune avec le passage de la TransAfrica. On y a même vécu une partie de football internationale France-Sénégal improvisée, grâce à Rémy, le seul encore capable d’aller courir après un ballon à l’issue de cette première journée. Petite erreur de jeunesse cependant lors du choix du site car, au moment de se coucher, l’emplacement s’est révélé nettement trop proche de la route et du passage des camions qui se poursuivra pendant une bonne partie de la nuit. Après un premier déballage qui demandera encore un peu de temps pour se roder, chacun découvre alors son nouveau couchage, la cellule du Saviem pour Serge et Laure, les tentes de toît sur les galeries des véhicules pour Ludo et Stepan, et deux bons vieux hamacs guyanais pour Rémy et JB.Quelques heures plus tard devant le café fumant, le bilan est sensiblement identique pour l’ensemble des troupes: entre nouveau domicile à apprivoiser, moiteur collante et trafic routier, même courtes heures de sommeil pour tous… Ce matin à 4h20 le camp s’éveillait déjà car Serge a vite compris qu’il devra, à défaut de l’apprivoiser, jouer à cache-cache avec le soleil autant que faire se peu. En résumé, la situation est la suivante : le jour se lève à 6h30 et les heures qui suivent sont les plus douces, les plus calmes, et offrant également les plus belles lumières. Le rêve est malheureusement de courte durée puisque dès le milieu de la matinée, le soleil grimpe aussi vite qu’il se met à cogner sans pitié. Commence alors le long combat quotidien à la recherche de la moindre parcelle d’ombre, du plus petit filet d’air, jusqu’au retour d’une »fraîcheur » relative vers 17 heures. Plus encore qu’hier, la deuxième étape confirme l’ampleur de la tâche à laquelle s’est vaillamment attaqué Serge. Des difficultés pour s’alimenter en course l’ont contraint aujourd’hui à couper son effort après 10 heures et demi pour 75 kilomètres, et à rogner quelques kilomètres sur sa moyenne escomptée, préférant sagement ne pas entamer ses heures de récupération et de repos, pour s’abandonner aussitôt douché et pendant plus d’une heure aux soins et massages prodigués par son fidèle kiné Ludo, celui-là même qui l’a si souvent remis sur pied, aux heures les plus difficiles. A 19h15 et en même temps que le soleil qui ne le lâche plus, Serge se couche. Paris ne s’est pas fait en un jour, pas plus que l’Afrique ne s’est gagnée en 48 heures. Sur la belle et de plus en plus tranquille route rectiligne s’enfonçant vers l’intérieur du Sénégal, les heures brûlantes nous ont offrent une acclimatation climatique sans douceur. Bon week-end et à lundi !P.S. Possibilité de contacter la TransAfrica par téléphone en composant depuis la France le 00881631516425, entre 18 heures et 20 heures heure française. Prochaine mise à jour du site lundi prochain.


