J28 – 29/10/2003


J28 – 76.0Km

Mercredi 29 octobre : ? / SAN J28 : 76 K (10h13′) Total : 1841 K
Les deux véhicules et Serge quitteront le campement à 3h30 du matin après un réveil difficile. Laure aux commandes du TP3 se postera à 22 kilomètres du départ pour changer de véhicules. Ludo aura éclairé notre coureur roulant au pas jusqu’à 5h50, heure à laquelle l’aube fait son apparition. Cette route qui conduit jusqu’à San est quelque peu monotone, c’est une succession de longues lignes droites sans aucune perspective, noyées dans une savane arborée. Au 52ème kilomètre, nouvelle relève entre les deux accompagnants. Laure partira vers San pour tenter de retirer de l’argent par carte bleue et trouver un hotel. San est une petite ville dans laquelle l’eau et l’électricité se font rares. La banque n’est malheureusement pas équipée de machine à CB, le directeur me conseille d’aller à Ségou ou à Mopti. A Ségou, la machine en panne depuis 2 mois ne nous a permis aucune transaction. Ne possédant plus de francs CFA, nos derniers euros seront engloutis à l’hotel de San dans 2 repas et 2 chambres climatisées. Cet hotel est alimenté en électricité par un groupe électrogène que le patron met en route à partir de 18 heures lorsque la nuit tombe. Pour nous qui vivont dans un rythme quelque peu décalé : dormant l’après-midi et nous levant au milieu de la nuit, la climatisation devient un luxe nécessaire au repos de Serge. Ce manque de climatisation durant sa sieste fait pester Serge qui ne dormira pas. Tout comme au Sénégal, sa température corporelle ne descend pas et cette nuit malgré la clim alors que Laure et Ludo auraient presque froid, Serge est bouillant.Ce soir, Sergio pour les intimes engloutira une assiette de spaghettis bolognaises ainsi qu’une énorme portion de frites et attention à celui ou celle qui viendrait lui piquer une frite. Comme le dit le dicton « quand l’appêtit va, tout va ». Serge a par ailleurs besoin de mieux s’alimenter car depuis le début de cette course, il est loin de sa ration calorique nécessaire à un tel effort. La forme s’en ressent et le poids est en chute libre. Nous ne lui tiendrons donc pas rigueur de ne pas avoir voulu partager ses frites avec nous !Nous nous endormons bercés par le chant des prières qui résonnent dans toutes la villes.