J51 – 75.0Km
Vendredi 21 novembre : BIRNI KONNI / ? J51 : 75K (9h15′) Total : 3492,5 K T° : 41°C
Levé à 4H15, il est difficile de se sortir de la chaleur du duvet. Le thermomètre affiche 17°C, nous sommes frigorifiés. Le port du sweat devient indispensable pour affronter ce froid auquel nous ne sommes plus habitué. Plus nous nous rapprocherons d’Agadez et du désert, plus les nuits seront fraiches. Serge espère que le thermomètre diurne connaisse la même décroissance afin de partir avec le levé du jour et pouvoir dormir 1 heure de plus le matin, la saison avançant il devrait voir son souhait se réaliser. Zette est au rendez-vous du premier service petit-déjeuner car elle rejoint Niamey avec Mohamed ce matin avant de s’envoler pour Paris ce soir. Malgré l’heure matinale, elle tenait absolument à partager ces dernières minutes avec Serge. Ces 3 jours de vie intense et dense au sein de la Trans-Afrique vont certainement se transformer en plusieurs heures de récit une fois rentrée en France. Son passage a été fort apprécié de tous, comme le dit Jean-Claude : ça représente une bouffée d’oxygène dans notre petit groupe. Zette nous quitte sur un sentiment de regret de ne pouvoir rester plus longtemps mélé à un sentiment de chance d’avoir pu partager ces quelques jours avec nous. Cela lui aura sans doute rappelé des souvenirs car Zette a participé à la préparation et suivi Serge sur la Trans-Usa de 1997. Tout en nous dirigeant vers Agadez, il s’agit maintenant d’organiser notre passage en Libye et Laure passe ce matin plusieures heures au téléphone. Il nous faudra certainement plusieurs jours voir quelques semaines avant d’avoir des certitudes. Si comme « ma sorcière bien-aimée » il suffisait de remuer le nez où si un bon génie venait à sortir d’une lampe à pétrole, notre voeux serait vite exhausé. Il est doux de se mettre à rêver éveillé parfois. Au campement, la démarche de Serge de plus en raide, jour après jour nous laisse l’impression d’une vieille carne fourbue. Au départ, deux kilomètres sont nécessaires à la chauffe et passé la première, la vitesse de croisière s’installe, rythme dans lequel il se sent bien. A l’arrivée, le cérémonial du sandwich au saucisson dont le stock a été renfloué par Zette est orchestré par Jean-Claude. C’est un de ces moments de la journée que tout le monde attend avec impatience.Voue remarquerez sans doute l’absence de photos depuis 2 jours, l’appareil semble avoir besoin d’un peu de vacances mais de ce côté là, tout devrait rentré dans l’ordre dès demain.

