J59 – 29/11/2003


J59 – 50.5Km

Samedi 29 novembre : ? /N 17°02’787E 08°48’349 J59 : 50,5K (8h03′) Total : 4050,5K
T° : min 16°C- max 40°CAltitude : 613 m Vous noterez que des chiffres apparaissent pour la première fois en haut de cette page, il s’agit du point GPS qui indique la fin de l’étape. Nous nous enfençons dans le Sahara en direction de Dirkou et plutôt que de mettre des points d’interrogation tous les jours autant ne pas vous laisser penser que nous sommes au milieu de nul part…La montée vers le Ténéré est loin d’être monotone. Le paysage est diversifié, sable dur alterne avec sable mou, cailloux, roches, petites falaises recouvertes en partie par des dunes de sable. Nous suivons la piste empruntée par les camions mercédes 6×6 qui font la navette jusqu’à la frontière libyenne pour vendre leur stock de cigarettes. Après avoir longé le massif de Tajoubi sur notre gauche, nous devinons en arrière-plan l’Aïr, massif montagneux dont le sommet le plus élevé du Niger culmine à 2020 mètres. A 38K, Serge passe le poste de gendarmerie de Turayatt sous les appaudissements. J’ai cherché ce dernier point de ravitaillement avant Dirkou sur une de nos cartes, je n’ai pas trouvé Turayatt, il y a pourtant une école, un dispensaire, une gendarmerie. Ce petit village vit du passage des camions et des véhicules tout-terrain.Une dizaine de gendarmes attendent Serge sur le bord de la piste pour l’encourager : il serrera la main à tous ces hommes qui s’interrogent tout de même sur sa progression en plein Ténéré. Au campement le calme rêgne, nous attendons ce soir Alexis et Laeticia qui viennent prendre le relai de Pascal qui nous quiterra demain soir avec Mohamed qui a fait le Taxi-Brousse puisqu’il a récupére ce soir nos 2 nouveaux équipiers à Agadez et qu’il ramène sur Agadez Pascal dimanche. Tout cela dans le but d’organiser au mieux la relève. Sachez que l’aéroport d’Agadez devrait bientôt réouvrir ses portes après une très longue période de stand-by liée à la non homologation de la nouvelle piste d’atterrissage. Pour le moment, il faut une journée de bus entre Niamey et Agadez, bus climatisé ou non en fonction des jours.Serge avance tant bien que mal et lutte contre ce vent du nord-est qu’il commence à maudir.Le silence qui vous enveloppe au couché du soleil est envoutant. Les couleurs sont belles. Nous aurons croisé 3 caravanes de chameaux dont une composée de 80 bêtes attachées les unes aux autres Elles portent une cargaison de sel provenant de Bilmaou de Fachi, que les Touaregs marchand à côté de leur troupeau vont échangercontre du mil. Ils conseillent même à Serge de suivre leurs tracesqui le mèneront directement au camp.