J7 – 8/10/2003


J7 – 85.0Km

08/10 – Koussanar / Waly Babacar Jour : 85 K (10h33′) Total : 529 K
… et les dieux charitables nous ont enfin apporté vers deux heures du matin notre première ondée africaine, précédée par une légère brise qui, outre le fait d’avoir permis à chacun de mieux dormir, aura également accéléré le repli du campement et avancé d’autant le départ de Serge. Depuis trois jours, Serge et Laure ont abandonné leur couchage dans la cellule du Saviem TP3 pour dormir sous la tente, à la recherche d’un peu d’air. Cette cellule, aménagée en camping-car, est climatisée quelques heures par jour durant l’après-midi grâce à un groupe électrogène, lors de la sieste de Serge au terme de son étape. Malheureusement, dès le groupe coupé, la température à l’intérieur remonte en flèche aussi sec et le manque de ventilation rend alors l’habitacle difficilement supportable. Les nuits fraîches à venir en zone désertique devraient résoudre ce problème. Toujours plus matinal, Serge démarre sa 7ème étape à 3h06, suivi par les locataires habituels du Toyota, Ludovic et Laure. Stéphane, Rémy et JB en profitent pour se recoucher exceptionnellement jusqu’à 7h30, presque une vraie grasse matinée au rythme désormais pris par la TransAfrica. A mi-étape, Tambacounda, capitale de la province du même nom, est la dernière ville sénagalaise traversée avant la frontière malienne. Tandis que Serge taille sa route, suivi comme son ombre par le Toyota, le Saviem y fait escale le temps d’un gros ravitaillement en eau, gas-oil (et autres liquides à bulles plus rafraichissants), le temps aussi de passer quelques coups de fil et même pour certains d’une rapide connexion Internet. Tambacounda est un noeud de communication important et animé sur la ligne de chemin de fer Dakar-Bamako, proche de la Gambie et où la Route Nationale 1 en provenance de Dakar se dédouble. Une bifurcation descend vers le sud-est, empruntée par les touristes (rares en cette fin de saison des pluies) se rendant au Parc National de Niokolo, le plus grand du pays, où l’on peut voir les derniers éléphants du Sénégal qui ne seraient plus qu’au nombre de 20 specimen. L’autre bifurcation, et c’est celle que nous emprunterons, remonte au nord-est, tout droit vers le Mali. Sur cette route au bitume flambant neuf, toujours aussi rectiligne mais maintenant gentiment vallonnée, avec beaucoup moins de villages et de circulation, Serge court au calme et dans des conditions aujourd’hui meilleures, sous un soleil légèrement voilé. Le campement est monté dans un paysage de savane sèche aux herbes hautes qui commence à ressembler de plus en plus à la  »brousse » africaine de nos rêves d’enfant. Pour Serge, le problème d’inflammation d’un  »releveur » (voir hier) semble heureusement stabilisé, il maintient son allure de croisière et son regard porte loin devant, vers la première frontière à franchir par la TransAfrica.A l’issue de cette première semaine, il a couvert 529 km depuis Dakar et sa moyenne quotidienne est de 75,5 km, quasiment conforme aux prévisions malgré une étape tronquée à 34 km au 3ème jour à la suite d’une insolation.