J70 – 10/12/2003


J70 – 51.0Km

Mercredi 10 décembre : N 19°01.091′ / N 19°06.194’E 12°31.297′ / E 12°53.001′ J70 : 51K ( 7h30′) Total : 4607K T° : min 12°C – max 42°C Altitude : 399 m
‘Ce matin, le réveil a sonné pour tout le monde à 5h30. Cet horaire habituel pour Serge, l’est un peu moins pour le campement. Le passage à Dirkou doit s’inclure dans une journée de course et vue les péripéties d’hier, nous préférons assurer nos arrières afin que tout soit fait avant la fin d’étape de Serge qui galope comme un lapin depuis 2 jours. Nous avons bien fait de voir large au niveau horaire car à 6h20 nous sommes prêts à décamper mais le Mulet se refuse à démarrer. Le contact ne se fait point pour cause de batterie défaillante. Qu’à cela ne tienne, nous sortons les cables, le pick-up de Mohamed tourne à plein régime. Rien n’y fait, le Mulet ne se décide toujours pas, certainement contrarié de tout ce que nous lui avons fait subir hier. Agali, point découragé entreprend de démonter une batterie auxiliaire pour la remplacer par celle qui semble faire défaut. Ouf ! Le savoir-faire africain nous sauve encore une fois.Serge s’enfonce quelque peu dans le sable mou malgré l’heure matinale mais il est attiré par les montagnes que l’on aperçoit au loin et que nous allons désormais suivre jusqu’à Séguédine. Le Mulet poursuit son chemin à toute allure et sans tourments jusqu’à Dirkou. Dirkou est une ville militaire, plantée au milieu du désert. Tout comme Bilma, 45 kilomètres plus au sud, c’est une oasis : l’eau jaillit à même le sol au pied de cette ligne montagneuse bordée d’arbres en tout genre : cactus, acacias, nims, palmiers. C’est également un refuge pour les oiseaux : aigles bi-colores- cigognes… ville ni belle, ni jolie, ni laide tout simplement surprenante.Nous sommes attendus pour le ravitaillement en gazole qui se vend en fûts de 200 litres, il nous en faudra 3. Nous faisons également le plein d’eau de l’oasis. L’eau minérale achetée à Agadez, nous attend également : sur les 30 cartons commandés et payés, 28 nous serons livrés. Les 2 autres sont portés disparus, à 90 francs français le carton c’est une perte sèche regrettable. Dans nos différents petits malheurs rencontrés avec le TP3, nous avons de la chance. A Dirkou, il est possible d’acheter des batteries neuves et c’est choses faites en moins d’une demie-heure une fois arrivée sur place. Cette efficacité nous vaut d’être en avance et de pouvoir attendre Serge aux portes de Dirkou. Le Mulet prendra le relais du 4×4 suiveur qui ira faire le plein de carburant en ville et terminer les formalités administratives. Nous devons effectivement nous faire enregistrer par la police afin de poursuivre sur la Libye. Serge arrive dans un brouillard épais, un vent de sud soulève des nuages de sable. Par chance à Dirkou, Serge bifurque plein nord et ce vent lui est favorable.Le campement s’improvisera au terminus de l’oasis, sous un arbre. Il est temps de réorganiser le chargement des véhicules qui croûle sous le poids. Tout le monde s’y met, Jean-Claude aux commandes du stockage et du rangement.Un puit à proximité du bivouac permet à chacun de se rafraîchir. Les douches deviendraient presque quotidienne sur la Trans-Afrique. Portrait Alexis : mission cadreur

Photo d

Alexis connaîssait Serge avant de nous rejoindre pour avoir remonté le film sur la traversée de l’Amérique du sud. Comme il le dit, il est rentré dans les https://sergegirard.com/old/old/images en venant participer à cette nouvelle traversée : l’Afrique. Alexis connaîssait déjà ce continent pour s’être rendu au Sénégal, en Côte-d’Ivoire, Burkina, Guinée. Il pourra maintenant y ajouter le Niger. Tout fraîchement arrivé à Niamey avec Laêtitia, Laêti pour les intimes, ils apportent tous les deux un peu de fraîcheur dans notre vieux groupes ou groupes vieux…. un nouveau regard sur l’expédition.’