J71 – 11/12/2003


J71 – 55.0Km

Jeudi 11 Decembre : N 19°06.194′ / N 19°35.336’E 12°53.001′ / E 12°53.311′ J71 : 55K (7h03′) Total : 4662K T° : min 12°C – 38°C Altitude : 435 m
La Trans-Afrique reprend aujourd’hui son rythme habituel après la journée ravitaillement d’hier. Premiers réveillés, Serge biensûr, qui sera accompagné par Laure, Laëtita et Alexis dans la sangsue. Les chasseurs d’https://sergegirard.com/old/old/images ne veulent pas manquer les prises de vue matinales dans ce décor. Serge, dés les premiers kilomètres éprouve d’agréables sensations. Il évolue sur une vaste étendue de sable porteur permettant d’augmenter progressivement sa moyenne horaire. A sa gauche, rien ne vient perturber la ligne d’horizon et àsa droite les falaises de Kawar se dessinent en une succession de petits monts au relief divers et varié.Kawar n’est qu’un mélange de sable brun et de roches marrons foncées et grises. En contre-bas, la verdure abonde. Les palmiers semblent avoir été posé là, sur le sable fin, par un maitre décorateur soucieux de parfaire le tableau. Le reste de la caravane décolle 2H30 plus tard. Décoller est un bien grand mot car le mulet établi pour l’occasion un nouveau record : il n’effectuera que 3 petits mètres avant de s’ensabler ! Ce n’est qu’un échauffement pour Agali et Jean-Claude. Peu de temps après avoir rejoind Serge, au 26ème kilomètres, le mulet et le Pick-up s’en sont allés jouer dans un bac à sable. Laëtitia, que la sangsue avait oublié d’embarquer dans un village précédemment traversé, est ravie de se retrouver dans le camion devenu voiture balai. Elle a droit à son premier désensablage en direct ! Pour rouler sur du sable mou, il n’y a pas de recette miracle, il faut avoir de la puissance, être léger,et si possible avoir 4 roues motrices. Mais voilà, le Mulet manque cruellement de chevaux (ce qui pourrait sembler normal avec un tel nom), il est plein à craquer, tout comme son ami le pick-up, et ces 2 véhicules connaissent des problèmes de transmission leur interdisant de rouler en 4X4. Résultat, leurs occupants répondent régulièrement  »à la pelle du désert, » pour s’en sortir. Cerise sur ce gâteau au goût amer, le Gas-oil acheté hier en grande quantité à Dirkou est d’une qualité douteuse, comparable à du vinaigre que l’on vous vendrait pour un grand cru. Enfin, positivons, ces 2 véhicules ne sont pas là pour assurer l’assistance rapide d’un concurrent du Dakar, mais uniquement pour effectuer 50 à 80 kilomètres dans la journée, et tenter d’arriver avant Serge au campement !Ce pourrait être l’image du jour, Serge se payant le luxe de doubler le mulet, par la droite, en affichant un large sourire. Libre à chacun d’interprêter l’anecdote à sa manière, soit le mulet avance vraiment lentement, soit Serge se sent pousser des ailes sur ce terrain qui pourrait bien servir de pistes d’envol.Le bivouac s’est posé sur une face cachée de la Lune, sur un sol de sable, d’où surgissent ça et là des rochers gris aux formes étranges. Le paysage se transforme à la nuit tombée, les couche-tards et les dérangers de la prostate ne sauront plus une fois de plus, s’ils sont dans le désert ou au milieu d’une plaine enneigée.