J87 – 27/12/2003


J87 – 74.0Km

Samedi 27 decembre : N 25°42.586′ /ZUELLAE 14°50.533′ / J87 : 74K (9h07′) Total : 5553K Altitude : 440m T° : min -5°C – max 20°C
Ce matin, le givre était bel et bien présent sur le campement, ce qui n’a pas découragé Serge pour repartir en short. Il n’éprouve aucune courbature après sa chute d’hier et part d’un bon train. Au 19ème kilomètre, nous passons un poste de police. Prévenus de l’arrivée de Serge, l’équipe qui suit le coureur se voit offrir le thé. Cette route est une longne ligne droite depuis Katroun, bordée de pylones électriques. Le sable de plus en plus blanc et de plus en plus dense sur les bas-côtés de la route goudronnée, nous rappelle que nous sommes encore dans une région désertique. Les dunes sont splendides. Au 47ème kilomètre, nous arrivons à un grand croisement, il s’agit de la route qui relie Sebah sur la gauche à Zuella sur la droite, nous bifurquons sur la droite plein ouest. Au 72ème kilomètre, nous atteignons la porte de l’oasis de Zuella. L’équipe du Mulet est accueilie chaleureusement chez M. Saleh notre guide que nous quittons aujourd’hui. Serge arrive à Zuella à 16h30, il a les jambes un peu raides et semble bien fatigué. Mais au surprise une bonne douche chaude attend Serge chez M. Saleh. Nous serons hébergés chez lui pour la nuit. L’hospitalité est conviviale, nous sommes reçus comme des rois. Nous nous sommes régalés d’un repas copieux composé de riz, de poulet et de sauce un peu épicée, le pain est excellent et n’a rien à envier à notre baguette nationale. Nous faisons la connaissance de Aymin et Mohamed, les deux personnes qui vont nous accompagner jusqu’à la frontière entre la Libye et l’Egypte. Nous repartons demain vers le Nord sur une piste en direction de Alfogha. Mohamed conduira le camion Unimog Mercedes qui transportera notre matériel. Jean-Claude aimerait bien échanger le Mulet contre ce camion mais je pense que Mohamed ne sera pas d’accord. Le traditionnel thé et le café, nous seront servis sans modération.Après maints remerciements, M. Saleh avec un large sourire nous explique que tout cela est normal. Les libyens sont chaleureux et accueillants et ça fait chaud au coeur !