
Une journé venté attend Serge. Photo Thomas BREGARDIS

Voir même très venté! Photo Thomas BREGARDIS

Au début un peu de course à pied… Photo Thomas BREGARDIS

Puis finalement… Photo Thomas BREGARDIS

La marche au pas est recommandé. Photo Thomas BREGARDIS

Sortie de piste. Photo Thomas BREGARDIS

Derrière…. une tempête de sable… Photo Thomas BREGARDIS

Test de la ligne blanche… Photo Thomas BREGARDIS

… Négatif! Photo Thomas BREGARDIS

Paysage venté. Photo Thomas BREGARDIS

Le foulard pour ne pas avaler de sable. Photo Thomas BREGARDIS

5,8km/h de moyenne sur la journé. Photo Thomas BREGARDIS

La bascule de vent est proche. Photo Thomas BREGARDIS

À 15 borne de la fin d’étape. Photo Thomas BREGARDIS

Regard perdu… Photo Thomas BREGARDIS
J152 – 62.1Km
JEUDI 18 MAI
N42 52.028 E88 36.531 (35m – 8km après Toksun) – N42 58.484 E89 10.821 (64 – Turpan)
62,1km – 10H47
Du vent à nous rendre fou – une chute qui fait mal – jour anniversaire : 5 mois déjà.
La Chine est un grand chantier, entendez par là que la Chine développe d’année en année ses infrastructures routières et les villes sont parsemées de grues et bâtiments neufs. D’une année sur l’autre, il est difficile d’avoir des repères fiables. Ce fût le cas pour nous à la sortie de Toksun : l’ancienne nationale 314 a été laissée à l’abandon pour la nouvelle route qui contourne Toksun. Nous rejoindrons la nationale 312 par la route 301.
A 7H00 lors du petit-déjeuner, nous remarquons par la vitre qu’il y a du vent. Nous n’imaginions pas à quel point ce vent était d’une violence redoutable, soufflant par bourrasques.
8H00, le départ : Serge marche ou plutôt lutte contre le vent en essayant d’avancer. Nous avons estimé à + de 100km/h ces rafales qui ne nous permettent pas de rester debout immobile. Même la marche relève d’une mission impossible. Place à l’acrobatie – C’est du délire ! A 3km/h, Serge courbé progresse s’arrêtant lors du passage des véhicules, parfois il fait même 2-3 pas en arrière : le vent est plus fort que lui. Le camping-car tangue tant est plus, nous ne sommes qu’à moitié rassurés, il ne manquerait plus qu’il se renverse.
Au 26ème kilomètre et environ 6H00 plus tard nous retrouvons une direction plein est sur la nationale 312 et le vent devient favorable. Serge est littéralement poussé vers l’avant et marque une pointe de vitesse à 11km/h. Il prend quelques minutes pour discuter avec un anglais parti de Londres sur son vélo, il y a 2 ans et qui se dirige vers le Kazakhztan.
Serge repart sur la 312, belle 2×2 voies où il n’y a pas de bande d’arrêt d’urgence ni de zone de dégagement et il partage le bitume avec les véhicules : limite dangereux mais il n’a pas le choix. Un camion passe se faisant doubler par une voiture il ne peut pas se dégager et Serge est happé par le souffle d’air. Il réagit en se précipitant sur la droite et dévale le talus qui borde toute les nouvelles routes afin de permettre l’écoulement des eaux. Le temps de crier et de se retrouver par terre, c’est la chute. Plus violente que celle de samedi dernier, Serge est terrassé par la douleur. Le même genou droit est entaillé et cette fois le pourtour de la rotule est enflé, l’épaule est toute éraflée du côté gauche et le point névralgique de la côte est intouchable à gauche. Serge a les larmes aux yeux et comble de malchance, le vent tourne moins violent certes, il l’a quand même dans le nez.
Une fin d’étape des plus pénibles qui nous mènera à Turpan : ville réputée pour ses températures extrêmes et ses vents violents. Nous ne sommes pas déçus!

