J163 – 5/29/2006


Le campement au petit matin. Photo Thomas BREGARDIS

Rencontre avec des randonneurs Japonnais. Photo Thomas BREGARDIS

Et course a pied pour madame. Photo Thomas BREGARDIS

Devant une pagode. Photo Thomas BREGARDIS

Dans la poussiere. Photo Thomas BREGARDIS

Passage des 12000km. Photo Thomas BREGARDIS

Remake du "salaire de la peur". Photo Thomas BREGARDIS

Une fin d’etape épuisante. Photo Thomas BREGARDIS

J163 – 75.8Km

LUNDI 29 MAI
N40 57.247 E95 30.691 (1582m) – N40 32.539 E96 03.177 (1230m)
75,8km – 10H45

12000 km en 161 jours, 22 heures et 24 minutes.

Le campement s’éveille, il est 6H45. Daniel est le premier levé, il sort le groupe électrogène et le met en route puis installe les tables et tabourets. Pendant ce temps, Laure met en route la bouilloire et installe bols, café, sucre, pain, confiture, miel, muffins. Ludo et Thomas commencent à plier leur duvet et à regrouper leurs affaires. Serge s’habille et sort péniblement de la couchette du camping-car. Ce ¼ d’heure d’éveil est pour Serge un moment privilégié qu’il prolonge au maximum.

A 7H00, nous sommes tous réunis autour d’un café fumant. 15 minutes plus tard, chacun termine son rangement : plier les tentes, vérifier le ravitaillement du 4×4 qui a été fait la veille au soir, faire la vaisselle du petit-dej, plier le matériel de camping, remettre chaque chose à sa place pour que chacun s’y retrouve, autant dans le camping-car que dans les coffres. A 7H40, Serge part . Tout est rangé excepté le groupe électrogène qui continue de recharger l’ordinateur.

Serge est sur la route, suivi de quelques minutes par le 4×4 qui commence également sa journée. Le camping-car reste et la table se transforme en bureau pour taper ce compte-rendu quotidien et écrire quelques courriels. 1 heure après, le camping-car rejoint le reste de la caravane sur la route.

Et ce matin, nous croisons 2 japonais qui marchent. Ils sont tout un groupe qui depuis 10 ans passe quelques semaines dans l’année à marcher : ils sont partis de Londres et rejoindront Tokyo peut-être dans 2 ou 3 ans. Madame Miwa Matsumoto va même accompagner Serge sur 2 kilomètres en courant, elle a fait son premier marathon récemment. Rencontre insolite sur ce ruban d’asphalte qui s’étend à perte de vue sous une chaleur écrasante et un vent favorable !

Au 50ème kilomètre, Serge atteint la ville de Anxi. Au loin des nuages de poussière bouchent l’horizon. Que peut-il bien se passer ? Nous sommes dans le vif du sujet, il s’agit d’une construction d’autoroute. Une entreprise titanesque qui emploie des milliers de gens sur quelques 250km. Les autoroutes ne surgissent pas par tronçon mais tout est fait en même temps. Une piste a donc été aménagée sur le bas-côté pour permettre tout de même de circuler. Ces fameux nuages de poussière n’étaient autre que du sable soulevé en masse au passage du défilé incessant de camions. Nous sommes parfois obligés de nous arrêter tant les véhicules disparaissent complètement sous cette nappe sableuse. L’état de cette piste nous oblige à rouler au pas : 10km/h au plus.

Et Serge dans tout ça…. Il baigne dans un bain de sable. Il fait une chaleur étouffante et il en a « ras le bol ». Il veut terminer sa journée au plus vite et ne souhaite pas que nous fêtions les 12000km, ce qui consiste à un arrêt pour une interview devant le panneau lumineux, salué par toute l’équipe. Daniel et Thomas improviseront un 12000km dans le sable pour immortaliser cette tranche de 1000, sans conteste la plus difficile et fastidieuse (voir compte-rendu de J161) en 14 jours, 1 heure et 57 minutes. Ce millier de kilomètres aura été le plus long et Serge espère bien qu’il restera le plus long jusqu’à son point final : Tokyo.


L’INCROYABLE DÉFI DE SERGE GIRARD