J62 – 2/12/2003


J62 – 45.5Km

Mardi 2 décembre :N 17°31.673’/N 17°49.701’E 09°38.566′ /E 09°53.918′ J62 : 45,5K (7h56′) Total : 4212,5K T° : min 12°C – max 36°C Altitude : 532m
Catastrophe ! Serge mettra 5 minutes pour arriver à la table du petit-déjeuner distante de 150 mètres de la tente : « je ne sais pas si je vais pouvoir partir » . A défaut de prendre ses jambes à son cou, Laure prend le pied de Serge entre ses mains et tout en mobilisant doucement les téguments fait des petites prières. Ce rituel va durer 30 minutes. Levé à 5H30′, Serge décollera contre toute attente à 6H55′. Le rationnel dans ce cas là me dépasse car parti en marchant avec une jambe raide, il terminera son étape à petites foulées. Les miracles doivent exister dans le désert…On aperçoit au loin une caravane : une poignee de touaregs mènent un troupeau de 230 dromadaires (estimation Serge Girard). De Bilma à Agadez, chaque bête aura transporté 7 paquets de 40 kg de sel. Au retour ils rapporteront du mil.Quelques bribes de nuages, flottent en apesenteur au dessus de nous, comme pour nous accompagner jusqu’aux premières dunes. C’est l’occasion pour Ludo, Jean-Claude et Alexis de faire de gracieuses roulades dans le sable en attendant le passage de Serge. Nous n’aurons désormais plus la chance de trouver d’abri ombragé pour installer le camp. Peu d’importance pour la sieste, désormais remplacée par la recherche silencieuse et tête baissée de pierres taillées. La pêche est bonne pour Agali et Mohamed qui nous rapportent de magnifiques pointes de flèches.Les membres de l’équipe profitent de ce troisième jour de désert et de totale autonomie pour prendre une douche à 1,5 litres que Jean-Claude notre économe ( en charge de la gestion du stock d’eau et de victuailles) nous a accordé tous les 3 jours. Les garçons en profitent pour se raser. Ludo embaume telle une fleur au printemps et terminera sa toilette en disant : « vivement dans 3 jours ».Ici, pas besoin de capteur pour se rendre compte que le niveau sonore ne doit pas excéder les 0 décibel. Ce silence est envoutant, la nuit voilée ce soir vous enveloppe d’une paix inégalée. Ce no man’s land est incroyablement apaisant.