J61 – 58.0Km
Lundi 1er novembre : N 17°13.347’/N 17°31.673’E 09°14.547′ /E 09°38.566′ J61 : 58K (9h14′) Total : 4167K T° : min 12°C – max 39°C Altitude : 648 m
Les portes du Ténéré s’ouvrent à nous, le sable s’immisce incidieusement dans le paysage. Serge partira dorénavant de jour soit à 6H15′ du matin, le réveil nous laissera un peu de répis jusqu’à 5H30′. Alexis prend place avec Laure dans le 4X4 de tête pendant que le campement se repli avant de prendre la route. La piste est encore caillouteuse, les appuis sont rendus difficiles et Serge affiche des rictus de douleur lorsque son pied se tord sur une mauvaise pierre. Partis en marchant, il commencera à trottiner progressivement et alternera marche et course. Au 50ème kilomètre, il souhaite s’arrêter, il s’incline de plus en plus sur la droite mais le campement se trouve à 58K et prendre la voiture pour rejoindre le campement et revenir demain à ce point est une véritable perte de temps. Il se résignera à marcher les 8 derniers kilomètres. Il râle mais à l’arrivée il est heureux de son kilométrage. Cette douleur commence à représenter un véritable handicap et nous inquiète un peu plus de jour en jour car elle s’aggrave. Quant à Ludo, il passera sa journée entre la position allongée et accroupie pris par une tourista carabinée. Comme dirait Serge s’est une équipe de « bras cassé », je ne sais pas si le terme est bien choisi…mais l’idée y est.Les véhicules commencent à être pas mal sollicités par le terrain et l’intérieur de la cellule du TP3 connaît quelques faiblesses. La table sur laquelle repose les réserves d’eau et de boites de conserve a cédé, d’un coup de baguette magique Laêtitia et Jean-Claude remmettent de l’ordredans ce bazard sans nom. Suite au conseil de Mohamed, le campement sera installé hors de vue de la piste et des véhicules qui circulent. Il semble préférable de ne pas trop nous faire remarquer d’autant que notre progression quotidienne étant assez lente, nous sommes vite repérables. Une nouvelle fois le mulet fait des siennes, il faudra sortir les plaques de désensablage pour que « monsieur » veuille bien achever son étape, il serait plus simple de lui mettre une carotte sous le nez mais nous n’en n’avons pas !La nuit tombe, une veillée cinéma s’improvise autour de l’ordinateur. Alexis nous a ramené le nouveau film qu’il vient de monter sur la traversée de l’Amérique du sud. Scène insolite que cette scéance ciné à ciel ouverte au milieu de nul part. Agali et Mohamed n’en perdent pas une miette.Nous voilà cachés derrière un rocher à l’abri des regards indiscrets. Cela n’empêchera pas une caravane de chameaux de s’installer derrière le rocher durant la nuit. Toute l’équipe aura été averti de la présence de nos nouveaux voisins par le « tarjahuit » des chameaux, entendez par là le rale des chameaux en tamashek.


