J75 – 49.5Km
Lundi 15 décembre :N 20°37.997′ / 21°01.648′ E 13°36.056′ / 13°40.662′ J75 : 49,5K (7h44′) Total : 4872,5K Altitude : 480 m T° : min 9°C-max 30°C vent de nord-est +++++
Nous sommes tous vivants, il n’y a pas eu d’avalanches de sable sur les tentes comme prévu par Serge. Nous avons tout de même failli nous envoler, Laêticia et Alexis ont attendu que ça passe ….toute la nuit. Serge qui ne parvenait pas à dormir à rejoint avec Laure l’hotellerie du Mulet. C’est bel et bien un vent de sable qui sévit depuis hier, ici pas de vent thermique ni d’influence de la lune, ça souffle sans discontinuité. Le petit-déjeuner s’improvisera à l’intérieur et à la va-vite pour Serge, Ludo, Laêticia et Alexis. Hier soir, ce vent et la montagne avoisinante ayant rendu toute connection satellite impossible, Laure fera la mise à jour ce matin, l’antenne maintenue par Jean-Claude et Agali. Ouf, ça fonctionne. Serge loin d’être démotivé affronte ce vent de face avec beaucoup de tenacité, sa moyenne horaire s’en ressent mais pour nous qui avons déjà du mal à tenir debout face au vent, ça relève de l’exploit. Serge nous explique à table que le sable le cinglait de plein fouet comme lorsque vous êtes sur un tir-fesse aux sports-d’hiver et qu’il neige. De faît, par moment la visibilité était réduite à 100 mètres lorsque la tempête de sable se renforçait. Il ne quittera pas son sweat et à même hesité à remettre son bas de survêtement mais pas de temps à perdre avec tout ceci, il languissait d’arriver.C’est le Mulet qui a bien failli ne pas arriver à destination aujourd’hui. Un premier ensablage qui se passe sans soucis puis un deuxième qui lui fût fatal : au démarrage un bruit sec et sourd puis plus rien. Ce bruit rappelle un souvenir sénégalais à Laure : un arbre de roue qui casse. Il s’avère que le demi-arbre de roue arrière gauche est sectionné en deux-cassé net ! Il faudra tout l’art de Agali pour extraire avec un fil de fer le deuxième morceau coincé, cette manoeuvre nous fera gagner un temps précieux car sinon il aurait fallu démonter le nez de pont et là c’est une journée que nous serions restés coincé au 40ème kilomètre. D’ailleurs Serge nous double 15 minutes plus tard ! La tension se fait sentir car c’est notre dernière pièce de rechange de ce type, il n’est plus question de casser et c’est bien là, la faiblesse du Mulet. Notre nouveau challenge sera de mener le Mulet jusqu’au Caire et comme le dit Jean-Claude toutes ces galères accumulées avec le Mulet depuis une semaine, ça commence à peser dans la balance !


