SAMEDI 1 SEPTEMBRE – J3 – PEROU
DEPART : 6H15
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KM JOUR : 71 KM |
KM TOTAL : 196 KM |
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TEMPS JOUR : 9 H 50 MIN |
TEMPS TOTAL COURSE : 23 H 54 MIN |
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VITESSE MOY JOUR : |
VITESSE MOY TOTALE : |
Hier, avec les 3800 m d’altitude, les premiers maux de tête se manifestent dans l’équipe. D’abord Ludo puis Fabrice et Favio le brésilien. Pour les autres, ça semble aller.
Serge quant à lui, est en pleine forme, l’acclimatation à Cusco pendant les 10 premiers jours précédents le départ de la course porte ses fruits. C’est un grand jour pour lui, il va passer le col de Ticlio 4818 M d’altitude.
Il attend ce moment avec impatience depuis le départ. Les 10 premiers km seront parcourus à petite allure. La montée d’hier se poursuit dans le paysage au profil accidenté.
Deux uniques accès pénètrent le cœur des Andes: la route et la voie ferrée. La route est utilisée essentiellement par les camions qui transitent depuis les mines. La voie ferrée, la plus haute du monde est bordée de ravins vertigineux et passe par des ponts suspendus les plus antiques ( archaïques ). Nous comprenons pourquoi ce train et surnommé « le train de la mort… »
24,2 km Serge atteint le col, il est 9H50. Toute l’équipe est là car une interview est prévue pour Serge au sommet. Il a fallu tout installer au préalable, à savoir station satellite et générateur.
Serge a puisé dans ses ressources mais il est heureux d’avoir gagné ce petit challenge : « C’est dans la difficulté que l’on se révèle et que l’on peut apprécier le meilleur ».
Contre toute attente, la descente se révèle difficile, il n’a pas assez mangé ni bu.
L’altitude ne pardonne pas, le mal de tête et la sensation des jambes coupées apparaissent. Durant deux heures, c’est un cauchemar. Le cœur pulse de façon anormalement élevée, alors que la tension est bonne. Pendant ces deux heures, il alterne marche et course avec des petites pauses et surtout il s’alimente et s’hydrate de façon importante.
La pluie a remplacé le beau soleil du matin, il fait quelques degrés au-dessus de zéro. La journée s’annonce longue et morose mais le moral reste de la partie et Serge semble être reparti du bon pied.
Serge s’arrête à 2 km après la ville de OROYA ( 3700 M ) après 71 km de course, fatigué, le campement est une oasis. Il s’est improvisé au bord de la route et d’une rivière. Il fait froid et humide. Serge fatigué, a mangé avant l ‘équipe pour se coucher plus tôt. Il est éreinté et couché à 19H30.








