SAMEDI 8 SEPTEMBRE – J10 – PEROU

KM JOUR :   80 KM KM TOTAL : 717 KM
TEMPS JOUR :  9 H 16 MIN TEMPS TOTAL COURSE :  MIN
VITESSE MOY JOUR : VITESSE MOY TOTALE 

Le campement est installé à 4300 m. Personne n’a eu mal à la tête, l’acclimatation est faite. Cependant il subsite toujours un petit manque de souffle dès que l’on s’active, hormis Serge qui continue sa route, et qui jamais ne s’essouffle. Au menu aujourd’hui 30 km de plat à environ 4300 m, avant d’entamer une descente vertigineuse vers OCROS  : 3200 m puis CHUMBERS : 2700 m et enfin le " PUDOLO " de NINAHAMBA : 2160 m, où nous campons le soir. Aujourd’hui,  2000 m de dénivelé en descente sous un ciel bleu perturbé par quelques passages orageux. En-dessous de 4000 m nous retrouvons végétation et culture. Au dessus, c’est un paysage de steppe : pierres et herbes rases balayées par le vent.

Serge a une petite douleur au niveau de la hanche, Ludo le kiné le soulage de ses mains magiques, Fabrice le podologue a également beaucoup de travail, car la succession de montées et de descentes abîme énormément les ongles de Serge.

Ici, les jours rallongent. La nuit tombe maintenant à 18H15 au lieu de 17H45 et le matin le jour se lève à 5H45 au lieu de 6H00.

Anecdote du jour : A 16H30 soit 70 km de course, Serge décide de descendre la montagne tout droit par des sentiers plutôt que de prendre la route qui serpente sur des km, accompagné de Fabrice et muni du GPS et d’une carte détaillée. La sangsue les attend à un point précis. 18 H la nuit tombe, toujours personne. Les minutes s’éternisent. 3 solutions : 

– ils se sont perdus et ont fait demi-tour pour revenir sur la route.

– ils se sont perdus, ils vont dormir dans la montagne.

– Serge est blessé et là, c’est la catastrophe !

La nuit sans lune ne leur donne aucune clarté. Nous appelons une voiture du campement par CB afin qu’elle nous rejoigne pour remonter jusqu’au point où nous les avons laissés. Nous préférons rester au point fixé. Les gyrophares signalent notre position à 5 km à la ronde. Enfin, après une attente interminable, la voiture du campement arrive puis 5 minutes après, nous entendons des cris dans la nuit, c’est eux. Rien de grave, le sentier étant inaccessible, ils ont rebroussé chemin. Perdus pendant une heure, ils ont repris la route principale, ils ont marché pendant 10 km. Plus de peur que de mal.

Une bonne leçon d’humilité pour qui veut jouer au plus malin avec la montagne.