J63 – 55.0Km
Mercredi 3 décembre : N 17°49.701’/N 18°12.676°E 09°53.918’/E10°10.082° J63 : 55K ( 9h45′) Total : 4267,5K Altitude : 471m T° : min 11°C- max 38°C / ciel voilé-vent d’est
‘Le cap des 100 marathons passé à 8K de l’étapeHier soir, Serge a collecté de petits fagots de bois pour faire son feu. Personne n’avait le droit de s’en occuper. L’idée a été bonne puisque nous nous sommes regroupés autour de cet âtre pour dîner. La douce chaleur dégagée par ce feu était fort appréciable vu la fraicheur de la nuit. Le désert n’est pas aussi désertique que cela, pour preuve la présence de mouches , de scarabés, de mini sauterelles, de corbeaux et les Traces de gazelles que nous aimerions bien pouvoir admirer ; côtévégétation, la présence d’un nid arbres aperçu au loin que l’on peut compter sur les doigts d’une main mais présents au milieu des dunes et surtout un phénomène étrange déjà observé hier, des étendues verdatres par endroit. Non ce n’est pas du gazon mais de l’herbe à chameaux qui sort du sable lorsqu’il pleut. Mohamed nous confirme que l’année passée, il a plu et que les chameaux de pature sont venus ici passer 3 mois pour manger. Ces troupeaux de chameaux destinés au paturage sont essentiellement des chamelles élevées pour la production du lait et la reproduction. Les caravanes regroupent en majorité les mâles plus costauds pour le portage. Nous avons bifurqué hier par la piste du nord qui nous mènera directement à Dirkou en passant par Achegour. Nous ne verrons ni l’arbre du Ténéré, ni l’oasis de Fachi et de Bilma, nous abandons la piste des caravanes. Depuis dimanche, nous n’avons croisé que 3 camions, hier aucun véhicule n’est passé sur notre piste que nous commençons à nous approprier. Serge part à 6h05′ dans la lueur rosé du levé du soleil, cap plein nord avant de bifurquer vers un cap plus nord-est. La malléole interne semble aller mieux, c’est le releveur qui reprend le dessus. Un oeuf de pigeon commence à se former sur le coup de pied mais ce mal est bien connû des ultrarunners et généralement le temps fait que l’inflammation passe. Serge tient à souligner qu’il ne s’agit plus de course comme sur la route dans le sens où sa moyenne kilomètre/heure diminue. Il qualifie cela de progression. Anecdotes du jour : Serge a déchaussé ses pneumatiques durant 10 kilomètres et a couru nu-pied dans le sable jusqu’à ce qu’une épine lui rentre dans la plante de pied. Les véhicules se sont également adaptés au terrain par un dégonflage des pneux. Et comme si courir ne lui suffisait pas, entre 2 ravitaillements Serge s’est amusé à ramasser du boispour le feude ce soir !Mohamed qui aime se cacher derrière les dunes a aujourd’hui trouvé un campement idéal derrière une belle dune en forme de vague. Le vent d’est se lève vers 10h00 et tombe vers 17h30. Il soulève des nuages de sable à peine visible, comme de l’eau ce sable s’infiltre partout. La recherche des pointes taillées se poursuit. Jean-Claude détient le record en matière de trouvaille mais n’égal pas encore les yeux de linx d’Agali.’


